La fille de Mélanie Maynard fait son coming out en direct à la radio

À écouter jusqu'au bout

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Ça fait bien longtemps que Rosalie Bonenfant n'est plus seulement «la fille de Mélanie Maynard». La jeune femme de 22 ans est extrêmement présente dans le milieu artistique québécois, elle qui est actrice, scénariste, animatrice et auteure. Elle vient d'ailleurs de lancer son premier livre, intitulé La fois où j'ai écrit un livre, qui est un recueil de ses chroniques, livrées avec humour à la radio, sur les ondes d'Énergie et de Rouge FM. Elle a profité de son passage à la radio avec sa mère, vendredi, pour y aller d'un coup d'éclat: elle a fait son coming-out en direct à la radio.

C'est donc en direct de l'émission matinale de Rouge On est tous debout, où elle y va chaque vendredi d'une chronique sur des sujets chauds de l'actualité, que la jeune femme de 22 ans s'est lancée avec authenticité et amour dans un discours sur les étiquettes. Entourée de sa mère, Mélanie Maynard, de Dominic Arpin et Marjorie Vallée, Rosalie a donc fait son coming-out d'une façon bien à elle, introduisant son message ainsi :

« J'en conviens, c'est bizarre de faire un coming-out en plein milieu d'une relation hétérosexuelle traditionnelle. [...] Malgré mon concubinage assumé, je réalise que ma relation amoureuse ne suffit pas pour définir mon identité. Je suis en couple depuis bientôt 5 ans et ça, je le mentionne parce qu'on aime bien ça avoir des données précises pour identifier les gens », poursuit-elle avec des exemples absurdes mais bien réelles au sein de notre société.

« Je comprends qu'on puisse vouloir appartenir à une communauté pour se sentir accepté, mais j'aime penser que l'humain est magnifique de complexité. [...] En gros, Adam et Ève sont faits pour s'imbriquer, alors le reste, bien ça ne doit pas exister? À 6 ans, quand j'avais l'âge de faire du vélo et de me jouer dans le nez, on m'a demandé si j'avais un petit chum aux récrés, comme si c'était ce que j'avais de plus intéressant à compter. Comme si, pour s'assurer qu'un jour ça allait arriver, on a commencé à m'en parler avant même que mes dents de lait soient tombées. À 14 ans, pour essayer, j'ai embrassé une fille dans un party, j'ai trouvé ça le fun alors naturellement, je me suis questionnée. Mais on m'a vite rassurée : 'C'est normal, les filles font ça pour allumer les p'tits gars quand elles veulent se faire remarquer'. Ok. À 17 ans, je suis tombée amoureuse d'un gars formidable, et ça, ce n'est pas près de changer. [...] À 22 ans, je n'ai jamais été aussi mêlée. Je réalise que je n'ai pas le goût de me faire ranger dans une catégorie en particulier pour ne pas me sentir invalidée. [...] C'est absurde qu'on doive s'étiqueter, comme si tout notre être était une finalité qui ne restait qu'à nommer. Pour être honnête, je ne sais pas si je suis hétéro, je ne sais pas non plus si je suis gaie, bi, ou pansexuelle, mais pour être encore plus honnête : je m'en sacre [...] ».

Voici la vidéo de la séquence en question:

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Source: Facebook · Crédit Photo: Facebook