La chanteuse Fanny Bloom opérée d'urgence à la gorge

On t'envoie toutes nos pensées...

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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La chanteuse Fanny Bloom a confié dans un long texte publié sur les réseaux sociaux qu'elle avait subi une opération à la gorge, puisque ses «parathyroïdes étaient hyperactives».

«Les parathyroïdes, c'est 4 petites glandes nichées sur la glande thyroïde. Donc dans la gorge. J'peux te dire que mon niveau de stress de penser qu'on irait m'ouvrir là était assez dur à gérer», écrit-elle.

Elle a passé une semaine à l'hôpital pendant les Fêtes, mais Fanny Bloom explique qu'elle va très bien: «J'ai arrêté de prendre les médicaments et on prend des prises de sang souvent pour être certain que ça continue de bien aller. Sinon y paraît qu'à date, le reste est beau. Je suis en santé. Je serai suivie tous les ans pour être sûre qu'il n'y a rien», dit-elle.

Dans la même publication, elle a annoncé qu'elle s'est mariée avec son amoureux Thomas à Las Vegas, sans témoin.

Voici le long message qu'elle a publié, vendredi, sur sa page Facebook:

LONG POST ALERT

18 janvier déjà. J’avais pas posté de vœux de bonne année encore. J’attendais un peu. Que la poussière retombe. Que la vie reprenne.  2018 n’a pas été exactement douce avec moi. Oui, j’ai sorti un album que j’ai adoré faire avec mes bests friends, Liqueur!! J’ai aussi été publiée pour la première fois de ma vie, dans un recueil de nouvelles d’horreur, Monstres et Fantômes.  J’ai monté un spectacle vraiment l’fun que j’ai très hâte d’aller tourner au Québec en 2019! Et comme toujours, je suis merveilleusement bien entourée dans la vie et je me considère vraiment chanceuse de vivre de ma passion, d’avoir pu m’acheter une maison et de pouvoir voyager souvent, de bien manger et de me sentir en sécurité où j’habite. Ça et mille autres choses.

MAIS!  Y’a aussi eu une maudite grosse tempête.

Il y a quelques mois, j’ai appris qu’il y avait un petit fuck avec mon ADN.

PING! Qu’est-ce que c’est que ça, dis-donc? En gros, y me manque une lettre dans mon code génétique. Une lettre plutôt importante. Une lettre qui agit un peu comme bouclier contre les tumeurs dans les glandes endocrines.  C’est pas très simple à comprendre tout de suite. Je commence tout juste à maîtriser les conversations à ce sujet et de pouvoir le vulgariser. Disons que ma vie a pas mal basculé depuis ce jour-là. Après le choc de l’annonce, il a fallu passer une batterie de tests pour voir si y’avait pas déjà des dommages dans mon corps. Et ça, ce que ça implique, c’est attendre des rdv de l’hôpital dans 5 différents départements. Tous indépendants, donc tous à des moments différents. Ça a duré des mois. Les scans, les IRM, la médecine nucléaire, beaucoup de prises de sangs etc. Et attendre. Attendre. Avec la peur immense que les résultats ne soient pas de mon bord.  Mine de rien, on en a quelques-unes des glandes endocrines. Ça en fait pas mal des possibilités que ça chie. En 2018, j’ai connu la peur. La vraie. Celle qui te change forever. Celle qui modifie ta vision du monde, ta façon de faire ce que tu fais, ta manière d’aimer aussi.  J’en ai passé du temps dans ma tête. Beaucoup. Je me suis sentie faible et impuissante. Je me suis sentie réduite et terriblement en colère.  On m’a appris que mes parathyroïdes étaient hyperactives. Mon calcium est trop élevé. 

Que c’est normal avec ce que j’ai. Qu’il faut opérer parce que c’est pas bon pour plein d’affaires à long terme. Les parathyroïdes, c’est 4 petites glandes nichées sur la glande thyroïde. Donc dans la gorge. J’peux te dire que mon niveau de stress de penser qu’on irait m’ouvrir là était assez dur à gérer.  On m’a appelé en décembre pour une date. Juste avant Noel. La peur de l’opération, c’est vraiment spécial. Tu le sais que c’est pour t’aider. Mais t’es terrorisé pareil. J’avais peur qu’on m’endorme, j’avais peur de me réveiller pendant, j’avais peur de ne pas me réveiller tout court. C’est impressionnant une salle d’opération. Mais les gens sont si gentils et compréhensif. Je me suis endormie sans trop m’en rendre compte. Mais je suis restée 7 jours au CHUM ensuite. Parce que mon calcium avait de la misère à se stabiliser. J’ai donc passé Noël dans ma chambre d’hôpital. Mais on en a ri quand même.  Je tiens vraiment à remercier le personnel hospitalier. My God! Les infirmières, les endocrinologues, les chirurgiens.Je suis flabergast par le CHUM, sincèrement. 

I love Le CHUM. Merci à ces gens merveilleux. Malgré les gros problèmes dans les urgences, je peux vous garantir que pour le reste, ça roule pas pire en titi. Je vais bien aujourd’hui. J’ai arrêté de prendre les médicaments et on prend des prises de sang souvent pour être certain que ça continue de bien aller. Sinon y parait qu’à date, le reste est beau. Je suis en santé. Je serai suivi tous les ans pour être sûre qu’il n’y a rien. Je me repose beaucoup. Je remets tout de ma vie en question. Je sais que je suis en train de changer. Beaucoup. Je sais pas encore exactement comment, mais je sais qu’il y a du mouvement à l’intérieur de moi. Je ne me sens plus faible et impuissante. Je veux vivre en TA! Je me dis sincèrement qu’il n’y a pas de limites. J’ai trippé fort sur les médecins. Je suis tombée en amour en les regardant aller. 

Si je voulais, je pourrais faire des études en médecine. Qui sait?  Je me suis rendu compte que je n’étais pas seulement Fanny Bloom, l’autrice-compositrice-interprète (j’essaye fort de m’habituer au mot autrice). Je suis tout ce que je veux être. Je décide. Je ne suis pas enfermée dans une boîte, j’ai le contrôle. Même chose pour toi, pour toi et pour toi. Ça me donne des ailes. Mais je suis aussi prise d’un grand vertige. Les choses nouvelles font peur. Et puis un jour, ce n’est plus nouveau et on est content de s’être poussé dans le derrière. Je dis pas que je m’inscris en médecine à l’automne, là. Je dis juste que tout est possible. Parce que tout est en nous. Et que j’ai envie d’expérimenter la vie, de vivre grand. Je ne sais pas encore comment ça se manifestera. Ça viendra.

J’ai longtemps hésité à partager ça sur les réseaux. Malgré tout, je suis une personne plutôt discrète. Mais là, j’avais comme besoin de faire une grosse mise au point. Avec moi-même. Et aussi, ça a tellement été gros que je ne peux pas continuer de faire semblant que tout était donc ben correct et merveilleux. Alors j’ai décidé de vous le partager. Je vais bien. Je le répète.  Mais je suis encore en train de remonter la pente. Ma cicatrice est belle (quelle drôle de chose à dire quand même). Je crois qu’à la longue ça paraîtra presque pas. Un pli de cou, qu’on m’a dit. Héhé. Ma voix aussi va bien. Je me réapproprie cette partie de mon corps tranquillement. Je sais aussi que je reviendrai probablement plus forte. Et donc, c’est pas si mal non plus. C’est fou ce qu’on se découvre des forces cachées quand on se sent vulnérable. L’instinct de survie, c’est puissant. C’est beau. Je veux souligner la présence de ma famille, mes amis. Je veux aussi vraiment faire le plus gros câlin à mon amoureux, qui a dormi à mes côtés pendant les 7 nuits d’hospitalisation. Qui s’est réveillé avec moi à chaque fois que quelque chose n’allait pas, à toutes heures. Qui m’a flatté les cheveux pour m’endormir. Qui m’a aidé à m’habiller. Qui est allé me chercher des cafés au lait à la cafétéria tous les matins (props à la caf du CHUM, pour vrai je suis impressionnée) et qui m’a rassuré comme personne, dans le silence, parce que souvent c’était ça qui m’allait le mieux. Je salue aussi ma nouvelle amie : la résilience.

2019, j’te jure que ça se calme.

Je t’aime Thomas. Je suis contente qu’on se soit marié à Las Vegas devant pas un chat, sans le dire à personne (lol). Ça nous a bien fait rigoler dans cette année de tourmente. Pardon à nos parents, on va faire un gros party pour se reprendre.

J’ai dû déplacer quelques spectacles. On est en train de tout regarder ça avec mon équipe. Je vous mets très bientôt ici les dates à venir.

En attendant. Je vous souhaite une merveilleuse année. Je vous souhaite de la santé. Je vous souhaite de la lenteur. Je vous souhaite d’aimer fort, et d’être aimé. Je vous souhaite la paix. Je vous souhaite d’apprendre à connaître vos limites pour mieux les respecter. Je nous souhaite qu’on soit gentils avec les gens qui nous entourent. Et ceux qu’on ne connait pas sur internet. Et je nous souhaite qu’on fasse attention à notre planète.

Haaaa pis…j’ai arrêté de fumer depuis 5 semaines. PING!

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Source: Facebook · Crédit Photo: Facebook