
Karine St-Michel dénonce l'injustice vécue par les pères après la perte d'un enfant mort-né
Après la perte de son fils Charles, Karine St-Michel pousse un cri du cœur
Alors qu'elle traverse la période la plus sombre de son existence, Karine St-Michel a de nouveau pris la parole pour dénoncer une situation qu'elle juge profondément injuste. La créatrice de contenu québécoise, connue du public depuis sa participation à Occupation Double, vit non seulement le deuil dévastateur de son fils Charles, mais doit aussi composer avec une réalité financière brutale : son conjoint Nicolas, travailleur autonome, n'a droit à aucune aide du gouvernement pour vivre son deuil de père.
Rappelons que Karine avait annoncé au début du mois de septembre 2026 la perte de son bébé, dont le cœur avait cessé de battre alors qu'elle était sur le point d'accoucher. Le petit Charles est né le 1er septembre 2026 au CHUM de Montréal. Il pesait 7 livres et mesurait 52 centimètres. Un bébé en apparence parfaitement sain, sans aucune anomalie détectée, ce qui rend cette tragédie d'autant plus incompréhensible pour ses parents.
Dans les jours qui ont suivi, Karine avait livré un témoignage d'une profondeur immense, se décrivant comme « une mère orpheline » et racontant qu'elle donnerait tout ce qu'elle possède pour que son fils lui revienne. Elle avait aussi révélé que sa propre mère avait vécu la même épreuve avant elle, un hasard statistiquement quasi impossible puisque ce type de drame touche moins de 90 familles par année au Canada.
Karine St-Michel dénonce le traitement réservé aux pères endeuillés par le RQAP
Dans sa plus récente publication, Karine a mis en lumière une réalité qui dépasse son propre drame personnel. Tel qu'on l'apprend via la créatrice de contenu, Nicolas, le papa de Charles, était essentiellement attendu de retour au travail dès le lendemain du décès de son fils. Étant travailleur autonome, tout comme Karine d'ailleurs, il ne bénéficie d'aucune prestation du Régime québécois d'assurance parentale (RQAP) pour traverser cette épreuve.

Karine dénonce le fait que le gouvernement semble considérer que les pères souffrent moins, ou pas du tout, de la perte de leur bébé parce qu'ils ne l'ont pas porté physiquement ni mis au monde. Pourtant, comme elle le souligne avec émotion, Nicolas a porté Charles dans son cœur pendant neuf mois entiers. Il lui a parlé à travers le ventre de sa conjointe presque chaque soir. Il lui a dit « je t'aime » un nombre incalculable de fois. Chacun de ses projets, de ses espoirs et de sa vision de l'avenir était façonné par l'arrivée de ce petit garçon.
La jeune femme met le doigt sur une incohérence douloureuse du système : elle est reconnue comme mère parce qu'elle a accouché de Charles, même si celui-ci est mort-né. Nicolas, lui, n'est pas reconnu comme père aux yeux des prestations gouvernementales parce que son bébé n'a jamais respiré. Ses souvenirs, son deuil et son traumatisme n'ont tout simplement pas de place pour exister dans le cadre actuel.

Sur le plan financier, Karine explique que le couple doit apprendre à survivre avec 70 % d'un seul salaire, celui de 2025, pendant 18 semaines. Quatre mois pour tenter de se relever du plus grand deuil de leur vie, tout en traversant un post-partum les bras vides. Une situation que la créatrice de contenu qualifie d'inhumaine.
Karine plaide pour que le RQAP soit accessible aux deux parents dans les cas de mortinaissance. Elle estime que les deux parents devraient avoir le droit de vivre leur deuil et de pleurer ensemble la mort de leur enfant, sans que l'un soit contraint de retourner travailler comme si rien ne s'était passé.

La jeune femme a également mentionné qu'une campagne GoFundMe a été lancée par sa meilleure amie, sans qu'elle en soit informée au départ, et que celle-ci a été partagée par des dizaines de personnes. Ce soutien financier de sa communauté permet au couple de vivre leur deuil ensemble, mais Karine insiste sur le fait que tous les couples endeuillés devraient avoir cette possibilité, pas seulement ceux qui ont la chance d'avoir une communauté en ligne solidaire.
Ce cri du cœur soulève une question de société qui dépasse largement le cas de Karine et Nicolas. Il met en lumière une faille dans le filet social québécois, une inégalité qui touche silencieusement des familles chaque année. Reste à voir si ce témoignage, partagé devant des milliers de personnes, contribuera à faire bouger les choses pour les pères qui vivent cette réalité dans l'ombre.
Inscrivez-vous à notre infolettre
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.
À propos de l'auteur
Directeur du contenu numérique
Quand il n’est pas devant sa télé à dévorer un film, une série ou un match du CH, Esad transmet avec passion toutes les informations concernent diverses nouvelles que ça soit dans le sport ou le showbiz.
Lire la suite