Julie Snyder
Julie Snyder / Facebook
Nouvelles

Julie Snyder se porte à la défense de Christine Fréchette après qu'Éric Duhaime l'ait traitée de « matante »

L'animatrice dénonce le qualificatif utilisé par Éric Duhaime envers la première ministre du Québec.

Esad Avdic

Esad Avdic

Julie Snyder n'a pas mâché ses mots. Dans une publication partagée sur ses réseaux sociaux, l'animatrice et femme d'affaires québécoise a vivement réagi après qu'Éric Duhaime ait qualifié la première ministre Christine Fréchette de « matante ». Un terme que Snyder juge irrespectueux et indigne du débat politique, surtout lorsqu'il vise une femme occupant la plus haute fonction au Québec.

Dans son message, Julie Snyder s'est d'abord montrée respectueuse envers l'ensemble de la classe politique. Elle a souligné les sacrifices considérables que les élus et leurs familles doivent consentir, peu importe leur allégeance partisane. Elle a même reconnu l'engagement personnel d'Éric Duhaime en politique. Mais cette ouverture d'esprit n'a pas empêché l'animatrice de frapper fort sur le fond du problème.

Un double standard qui persiste pour les femmes en politique

Julie Snyder a mis en lumière un phénomène bien connu dans la sphère politique québécoise et canadienne : les femmes au pouvoir sont soumises à un traitement différent de celui réservé aux hommes. Elle a rappelé qu'Éric Duhaime avait déjà utilisé le terme « mononcle » pour désigner François Legault, reconnaissant que ce n'était guère mieux. Toutefois, elle a insisté sur le fait que, historiquement, les femmes subissent davantage de commentaires blessants et de railleries de ce type que leurs homologues masculins.

Pour illustrer son propos, Snyder a évoqué le cas de Pauline Marois, la première femme à avoir occupé le poste de première ministre du Québec. On reprochait à Marois ses foulards de soie, alors qu'aucun premier ministre masculin ne s'est jamais fait critiquer pour le choix de ses cravates. Ce parallèle met en évidence un deux poids, deux mesures qui semble profondément ancré dans la culture politique.

Christine Fréchette, qui est devenue la deuxième femme à diriger le gouvernement du Québec après avoir remporté la course à la direction de la Coalition avenir Québec en avril 2026, n'échappe visiblement pas à ce traitement. Née à Trois-Rivières en 1970, elle possède un parcours professionnel impressionnant qui l'a menée des relations internationales à l'analyse politique, en passant par la direction de la Chambre de commerce de l'Est de Montréal, avant de se lancer en politique provinciale. Elle a occupé plusieurs postes ministériels importants sous le gouvernement Legault avant de prendre les rênes du parti et du gouvernement.

Malgré ce parcours étoffé, c'est un sobriquet réducteur que Duhaime a choisi pour la désigner publiquement. Julie Snyder a demandé directement à Éric Duhaime de s'élever au-dessus de ce type de commentaire et d'appeler la première ministre par son titre : « Madame ». Selon l'animatrice, traiter la première ministre de « matante » n'est pas digne de quelqu'un qui aspire lui-même à la plus haute fonction politique.

Une prise de parole saluée par le public

La sortie de Julie Snyder a rapidement suscité de nombreuses réactions positives sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes ont remercié l'animatrice de prendre la parole au nom des femmes et de dénoncer ce type de comportement. Des commentaires comme « Très bien dit », « Merci de parler au nom des femmes » et « Tout est dit Julie, bravo » se sont multipliés sous ses publications.

Certains ont toutefois nuancé le débat, questionnant le caractère réellement péjoratif du mot « matante ». Un commentaire faisait valoir que ses propres tantes ne se sentaient pas offusquées d'être appelées ainsi. Mais dans le contexte politique, le terme porte une connotation bien différente de son usage familial. Il est généralement utilisé pour dépeindre quelqu'un comme dépassé, conservateur ou déconnecté, une attaque qui prend une dimension particulière lorsqu'elle cible spécifiquement une femme en position d'autorité.

Du côté de la Coalition avenir Québec, les propos d'Éric Duhaime ont également été jugés inacceptables par les députés caquistes, qui ont dénoncé ce manque de respect envers la fonction de première ministre. Cette controverse s'inscrit dans un débat plus large sur le traitement médiatique et politique réservé aux femmes qui occupent des postes de pouvoir au Québec, un enjeu qui ne semble pas près de s'éteindre.

Inscrivez-vous à notre infolettre

Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.

À propos de l'auteur

Esad Avdic
Esad Avdic

Directeur du contenu numérique

Quand il n’est pas devant sa télé à dévorer un film, une série ou un match du CH, Esad transmet avec passion toutes les informations concernent diverses nouvelles que ça soit dans le sport ou le showbiz.

Lire la suite
Source: Julie Snyder

Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

Monde de Stars

Votre source de nouvelles du showbiz québécois

© 2026 Attraction Web S.E.C. Tous droits réservés.