
Ses propos font vivement réagir
Malaise majeur sur les ondes de Radio-Canada : l'animateur Jean-Sébastien Girard se retrouve au cœur d'une tempête après avoir utilisé un terme hautement offensant lors de sa récente émission, provoquant la colère d'un organisme de défense des droits.
L'incident s'est produit lors de l'épisode du lundi 19 janvier 2026 de l'émission La journée (est encore jeune), alors que l'équipe se demandait à la blague « qui à Radio-Canada est normal »,. La discussion, qui incluait l'invité Louis T, tournait autour de la neurodivergence et des diagnostics des employés de la société d'État.
C'est après que l'animatrice Émilie Perrault a confié avoir reçu un diagnostic de TDAH que les choses ont dérapé. Voulant faire un rappel à leur discussion du début, Jean-Sébastien Girard a lancé : « Qu’est-ce qu'on dit pour les déficits d’attention? La TDHA. La petite ret*rd », en prononçant le mot à l'anglaise.
Sentant le malaise instantané, Louis T est rapidement intervenu pour signaler qu'il ne fallait plus utiliser ce terme. C'est là que Jean-Sébastien Girard a commis sa deuxième bourde en tentant de se rattraper du tac au tac : il a affirmé qu'il « présente ses excuses à tous les ret*rds », prononçant le mot une seconde fois, toujours en anglais.
Que ses propos aient été faits à la blague ou pas, il faut savoir que l'utilisation du mot « retar*** » est aujourd'hui considérée comme très péjorative et offensante lorsqu'elle désigne une personne vivant avec une déficience intellectuelle.
Bien qu'il ait été autrefois un terme médical officiel utilisé pour remplacer des mots encore plus durs (comme « idiot » ou « imbécile »), il a subi ce que les linguistes appellent le « tapis roulant des euphémismes » : il a été si souvent détourné comme insulte dans les cours d'école et la culture populaire qu'il a perdu sa neutralité clinique pour devenir une injure.
La blague n'a vraiment pas passé. La Société québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI) a rapidement réagi, se disant « profondément choquée » par les propos tenus à l'émission,.
Dans une déclaration officielle, l'organisme a qualifié les termes utilisés de « particulièrement inappropriés et violents », ajoutant qu'ils sont « offensants et déshumanisants »,. La SQDI a annoncé son intention de déposer une plainte officielle auprès de Radio-Canada, exigeant non seulement des excuses des animateurs, mais aussi le retrait des propos des plateformes. Pour eux, le diffuseur public se doit d'être « un leader en matière de respect et d'inclusion ».
Ironiquement, lors de l'échange en ondes, Louis T a tenté de désamorcer la situation en lançant :
« Dis mongole! ». Cette réplique faisait référence à un autre incident survenu en 2016, où Jean-Sébastien Girard avait utilisé le « mot en m » pour qualifier les gens de la ville de Québec.
«La SQDI se positionne officiellement contre des propos dégradants tenus à Radio-Canada
La Société québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI) est profondément choquée par des propos tenus récemment à l’émission « La journée est encore jeune », où des termes particulièrement inappropriés et violents ont été utilisé pour parler de trouble de déficit de l'attention avec/sans hyperactivité (TDAH).
Ces mots sont offensants et déshumanisants. Ils n’ont pas leur place sur les ondes d’un média public qui devrait promouvoir le respect et l’inclusion.
La SQDI entend déposer une plainte officielle auprès de Radio-Canada et demande le retrait des propos, ainsi que des excuses de la part des animateurs.
Les mots ont un impact réel. Ils peuvent renforcer les préjugés, influencer la perception du public et blesser durablement les personnes concernées.
Nous demandons à Radio-Canada d’assumer ses responsabilités et de s’assurer que de tels propos ne soient plus jamais tolérés.
Il s’agit d’une question de respect envers toutes les personnes neurodivergentes ou ayant une déficience intellectuelle.
Un média public doit être un leader en matière de respect et d'inclusion. Le moment d’agir, c’est maintenant!» écrit sur Facebook la Société québécoise de la déficience intellectuelle
Pour l'instant, la SQDI maintient que de tels mots « peuvent renforcer les préjugés » et blesser durablement les personnes concernées. Reste à voir comment Radio-Canada gérera cette nouvelle controverse.
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