Jean Bottari est décédé soudainement à l'âge de 61 ans

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Monde de Stars

Triste nouvelle: on apprend, vendredi, que l'activiste Jean Bottari, qui a été très présent dans les médias au cours des dernières années, est décédé subitement, à sa résidence de Rawdon alors qu'il n'avait que 61 ans.

L'ancien préposé aux bénéficiaires a été l'un des critiques les plus farouches du système de santé et du traitement que le Québec a réservé aux aînés, au cours des dernières années. Très présent dans les médias, mais également sur les médias sociaux, il intervenait fréquemment comme analyste dans les journaux, à la télévision et dans des conférences sur les questions de santé.

Voici le message que sa fille Cassandra Bottari-Laporte a publié, vendredi, pour annoncer la triste nouvelle:

« C'est exactement 3 semaines jour pour jour après le décès de mon grand-père que mon père sera subitement allé le rejoindre. Tout cela semble très irréel. Que ton coeur s'envole, porté par la paix et l'amour papa... »

Voici un message que Jean Bottari a publié sur sa page Facebook pas plus tard que mercredi:

« 5060 morts en CHSLD durant la première vague de #COVID. Ce n'était pas suffisant? On répète la même erreur en transférant les aînés dans les CHSLD. On encourage les CIUSSS et CISSS a aménager des chambres à quatre! Mais qui suis-je pour critiquer, autre qu'un simple citoyen pour lequel ses 2 parents sont morts de la Covid? Dont ma mère en CHSLD. »

Son décès survient exactement trois mois après le départ de son père. Jean Bottari avait d'ailleurs publié une lettre ouverte dans La Presse + pour dénoncer les circonstances entourant la fin de vie de son père.

Voici un extrait de la lettre que l'on vous suggère fortement de lire en intégralité sur le site de La Presse:

« J’ai choisi de ne pas nommer l’hôpital, mais ce genre de situation pourrait se produire dans n’importe quel centre hospitalier du Québec, des endroits où le personnel est débordé depuis bien avant la pandémie. De plus, le patient du A-12 était vieux. Mourir à 98 ans devient normal. Je dirais même que c’est banal dans un hôpital où, faute de personnel, l’on pratique ni plus ni moins que de la médecine de brousse.

Cela dit, je ne souhaite à personne d’être le A-12. En écrivant ce texte, je me dis peut-être que les décideurs seront sensibles à la détresse qui se vit dans notre réseau de la santé. Réseau qui ne fait plus l’envie des autres. Détresses vécues au quotidien par le personnel, par les patients et par leurs proches. »