
Plusieurs internautes ont critiqué sa façon de porter le masque
Le Québec a été témoin d'un moment historique et chargé d'émotion à l'Assemblée nationale. François Legault, après avoir dirigé la province pendant huit ans, a prononcé son dernier discours officiel en tant que premier ministre du Québec. Ce moment, qui aurait dû être uniquement consacré au bilan et aux adieux d'un homme d'État, a pris une tournure inattendue sur les réseaux sociaux en raison d'un détail vestimentaire — ou plutôt sanitaire — concernant son épouse, Isabelle Brais.
C'est un François Legault dépouillé de son habituelle « armure politique » qui s'est présenté devant ses collègues. Quelques semaines après avoir annoncé son départ, le fondateur de la Coalition Avenir Québec (CAQ) a livré un témoignage d'une émotion brute, révélant l'homme derrière la fonction. Loin des joutes parlementaires habituelles, l'ambiance était solennelle, et des élus de tous les horizons se sont levés pour saluer son parcours et ses années de service public.
Lors de son allocution, le premier ministre sortant a tenu à exprimer une gratitude immense envers son épouse, Isabelle Brais. Il a souligné les nombreux sacrifices qu’elle a consentis pour le soutenir tout au long de sa carrière politique exigeante, l'accompagnant fidèlement dans les hauts et les bas de la vie publique.
Cependant, le moment le plus poignant est survenu lorsque François Legault a abordé ses regrets personnels. La voix tremblante, il a confié que son plus grand déchirement était que son père soit décédé trop jeune pour être témoin de ses accomplissements, que ce soit sa réussite en affaires avec Air Transat ou son parcours politique remarquable. Il a rendu un hommage vibrant à ses parents qui, malgré une scolarité limitée, avaient toujours cru en la valeur de l’éducation et l’avaient soutenu financièrement et moralement pour qu'il puisse se dépasser. Pour Legault, cette fondation familiale a été le pilier de toute sa vie.

Malgré la beauté et la tristesse de ce moment de transition, l'attention d'une partie du public s'est rapidement déplacée vers un aspect plus technique : la façon dont Isabelle Brais portait son masque de protection durant l'événement.
Sur les réseaux sociaux, et particulièrement sur la plateforme Reddit (r/Quebec), les critiques n'ont pas tardé à pleuvoir. De nombreux internautes se sont montrés impitoyables face au fait que Mme Brais portait son masque sous le nez, une pratique souvent moquée depuis le début de la pandémie.

Les commentaires ont été particulièrement acerbes, utilisant des analogies colorées pour souligner l'inefficacité de ce geste. Un utilisateur a comparé cela à « mettre une capote, mais juste sur le bout », tandis qu'un autre a suggéré que c'était comme porter des « chaussettes, mais sans le bout qui couvre les orteils ». Certains ont rappelé avec ironie le terme de « chin diaper » (couche de menton) qui circulait en 2020 pour désigner les masques mal ajustés.
Ce qui semble avoir le plus irrité les citoyens, c'est le contraste frappant entre le comportement d'Isabelle Brais et le rôle qu'a joué son conjoint au cours des dernières années. Un internaute a d'ailleurs souligné l'ironie de la situation : « Imagine être littéralement mariée au gars qui faisait des conférences de presse presque quotidiennes pendant des mois pour nous dire de se laver les mains [...] et de porter nos masques comme du monde, et encore le porter tout croche six ans plus tard ».

Bien que rien ne l'obligeait techniquement à porter un masque à ce moment précis, les critiques soutiennent que si l'on choisit d'en porter un — peut-être par précaution ou par respect pour les autres si l'on se sent malade — il est impératif de le porter correctement pour qu'il soit efficace. Pour plusieurs, voir cette règle de base bafouée lors d'un événement aussi médiatisé et symbolique est apparu comme une forme de négligence ou, à tout le moins, comme un manque de cohérence flagrant avec les messages de santé publique martelés par le gouvernement Legault pendant des années.
Alors que François Legault s'apprête à retrouver un rythme de vie plus calme auprès de sa famille tout en conservant son siège de député de L'Assomption, cette petite controverse rappelle que, pour les personnalités publiques, chaque détail compte, même lors des moments les plus personnels.
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