
Hadi Hassin se retrouve dans un véritable cauchemar
C’est une histoire qui rappelle brutalement que personne n’est à l’abri, pas même ceux dont le métier est de rapporter les faits divers. Hadi Hassin, chef d’antenne bien connu de TVA Nouvelles, s’est retrouvé malgré lui au cœur d’une vaste enquête policière concernant une usine clandestine de fabrication de faux documents.
L'affaire, mise en lumière par la journaliste Frédérique Giguère du Journal de Montréal, expose les conséquences dévastatrices d'un réseau sophistiqué de contrefaçon. Ce réseau, démantelé par la Sûreté du Québec (SQ), produisait de faux permis de conduire, des cartes de la RAMQ et des factures d'Hydro-Québec. Pour Hadi Hassin, ce qui n'était au départ qu'une série d'appels agaçants d'agences de recouvrement s'est transformé en un véritable calvaire administratif et psychologique.
Tout a commencé bien avant que la police ne frappe à sa porte. Dès janvier 2025, le journaliste recevait des appels et des textos insistants d'agences de recouvrement. Comme beaucoup l'auraient fait, il a d'abord cru à des tentatives de fraude, se disant : « Au début, tu n’y crois pas. Je ne dois rien à personne ».
Ce n'est qu'à l'été suivant, lorsqu'il reçoit une lettre officielle de la Sûreté du Québec, que la réalité le frappe de plein fouet : son identité a été compromise. Les fraudeurs n'ont pas chômé. Selon les informations rapportées par Frédérique Giguère, ils ont utilisé le nom d'Hadi Hassin pour acheter près de 4 000 $ de téléphones cellulaires chez Vidéotron et ont contracté un prêt bancaire de 5 000 $. D'autres demandes de financement avaient également été tentées, mais heureusement refusées.
Un message de détresse et de solidarité
Face à cette épreuve et suite aux arrestations récentes, Hadi Hassin a tenu à partager son expérience publiquement pour sensibiliser la population. Voici la retranscription intégrale de son message, publié plus tôt ce matin :
« Hier, la Sûreté du Québec a arrêté trois individus qui opéraient une véritable usine clandestine de faux documents.. permis de conduire, ramq, etc.
Il y a plusieurs mois. j'ai appris que je faisais partie d'un immense groupe de victimes. un choc. un stress dont je me serais bien passé. comme tant d'autres, une question me hante depuis.. qu'ont-ils fait avec des documents à mon nom ?
Je ne mesure pas encore toute l'ampleur des dégâts.... mais depuis, c'est la vigilance maximale. on épluche chaque relevé et on croise les doigts pour que les conséquences ne soient pas irréversibles.
J'ai décidé de lever le voile sur une partie de cette histoire avec mon estimé collègue du journal de montréal, frédérique giguère.
Si cette épreuve vous touche aussi, sachez que vous n'êtes pas seul. »

Ce qui ressort particulièrement de l’enquête de Frédérique Giguère, c’est le sentiment d’isolement vécu par la victime. Malgré son statut public et sa connaissance du système, Hadi Hassin s'est senti « laissé à lui-même ». Il a dû naviguer dans un système bureaucratique complexe et non centralisé, multipliant les démarches auprès d'Equifax, de TransUnion, du SPVM, de la SQ et des entreprises flouées.

Pire encore, il s'est retrouvé à jouer le rôle d'intermédiaire entre les enquêteurs, qui ne pouvaient lui révéler les détails de l'enquête en cours, et les créanciers impatients qui voulaient récupérer leur argent. « Ce n’est pas des gens qui t’appellent avec beaucoup de bienveillance », a-t-il confié à la journaliste du Journal de Montréal, estimant avoir reçu une cinquantaine d'appels et textos de recouvrement en un an.
Une ironie amère et une hypervigilance nécessaire
L'expérience a laissé des traces. Hadi Hassin admet avoir développé une forme d'hypervigilance, conservant toutes les preuves écrites et limitant ses transactions aux commerces reconnus. L'ironie de la situation ne lui échappe pas : lui qui passait son temps à mettre en garde ses parents âgés contre la fraude se retrouve aujourd'hui victime d'un stratagème contre lequel il semblait pourtant bien armé. « Tu ne sais plus à qui faire confiance », avoue-t-il, illustrant le doute permanent qui s'installe chez les victimes.
Aujourd'hui, bien que soulagé de voir les visages des suspects dans le journal et de savoir qu'ils subiront les conséquences de leurs actes, le journaliste reste marqué. Il ignore toujours s'il a été ciblé en raison de sa notoriété ou par pur hasard, mais son témoignage, relayé par Frédérique Giguère, servira sans doute d'avertissement crucial : dans l'ère numérique actuelle, la prudence n'est jamais excessive.
De son côté, le journaliste de Radio-Canada, Pascal Robidas, a partagé les images des suspects après leur arrestation:
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.