Guy A. Lepage prend publiquement la défense de Catherine Dorion

L'animateur s'est porté à sa défense

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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La députée de Québec Solidaire Catherine Dorion a fait couler énormément d'encre depuis l'élection générale du 1er octobre dernier. Que l'on parle de sa tuque lors de la soirée électorale, de ses commentaires où elle disait se sentir comme en ex-URSS, de sa comparaison entre le troisième lien et une ligne de coke ou encore du fait qu'elle conduise un véhicule à quatre roues motrices, la jeune femme est la «saveur du moment», au Québec. Certains l'adorent, d'autres ne peuvent pas la sentir, mais une chose est sûre: elle ne laisse personne indifférent.

L'animateur de Tout le monde en parle Guy A. Lepage a lui aussi son opinion bien particulière sur la situation qui entoure la députée de Taschereau et il a utilisé sa portée sur les médias sociaux pour la faire connaître.

Voici ce qu'il a publié sur son compte Twitter, mercredi: «La job de bras qu’on tente de faire à me la rend extraordinairement sympathique. Ne change surtout pas Catherine. ?»

Quelques internautes en ont profité pour affirmer qu'il effectuait le même genre de «job de bras» à des politiciens de droite.

«Ouf!!! Partageons les articles démagogiques sur la CAQ et le PLQ pour dénoncer les méchants politiciens de droite, mais dénonçons le cynisme médiatique lorsqu’il s’attaque aux politiciens de gauche. »

«C’est pourtant simple. Tu fais des jobs de bras aux gens de la CAQ et/ou Libéral = OK

Une loufoque gauchiste se fait faire la même job par la classe moyenne = Quel scandale!!! Tu nous suis mieux maintenant? ??‍♂️
»

Plus tôt en journée, le chroniqueur de La Presse Yves Boisvert a lui aussi tenu à dénoncer le battage médiatique dont était victime la députée solidaire depuis quelques semaines. Voici quelques extraits de sa chronique:

«Cinq minutes après sa prestation de serment, elle avait droit à des manchettes spectaculaires : « La députée Catherine Dorion dit se sentir en ex-URSS ».

Pourquoi ? En arrivant devant les journalistes, elle n’avait jamais eu autant de flashs d’appareils photo dans les yeux. À la blague, elle a comparé la scène à un interrogatoire de style KGB. C’était très évidemment une blague. Certains en ont conclu qu’elle tolérait mal la présence des médias, qu’elle les méprisait. Et puis… ex-URSS… hum, ça fait louche comme allusion (notons qu’elle avait 10 ans quand l’URSS a éclaté, au cas où l’on penserait qu’elle comparait vraiment le Québec à l’URSS…).

Elle exprimait avec humour le choc qu’un être humain normalement constitué ressent lorsqu’on braque sur lui des projecteurs pour la première fois.

Et la députée d’ajouter à peu près ceci, qui me semble particulièrement vrai : il n’y aurait pas un lien entre la technique des embuscades journalistiques et le fait que les politiciens avec plein d’idées neuves et originales et des choses à dire deviennent rapidement plates ? En ce sens que ça peut virer au « scandale » pour un mot mal placé, prononcé dans la panique du moment ?»

[...]

«Il est question de transition énergétique, on peut juger les cibles comme on voudra. Mais une mère de deux enfants s’opposant à l’étalement urbain tout en ayant un petit véhicule n’est pas exactement l’exemple d’une contradiction écologique terminale.

Le maire Labeaume a très bien résumé les controverses bidon autour de Catherine Dorion dans le monde des politiciens : « Y peut-tu y en avoir une couple qui sont un ti-peu différents ? »

Le pire, c’est que son discours n’est pas particulièrement radical. En fait, pas du tout.

C’est quoi, le problème, alors ? Son allure ? Les fleurs sur la robe ?

Ce qu’on peut être cons, des fois, nous autres les médias.»

De son côté Catherine Dorion a commenté sur sa page Facebook pour répondre à la «crise» médiatique. Elle a écrit:

«Ce que je trouve pas pire dans toute cette affaire, c'est qu'en attaquant mon style, les commentateurs hostiles ou condescendants ne peuvent pas ne pas attaquer en même temps le style de toute une trâlée de gens du pays. Résultat, plus ils me rentrent dedans sur les ondes et dans le virtuel, plus les alliés déferlent dans le vrai monde - et le centre-ville de Québec en est rempli à ras bord, on dirait ben. Merci d'être là, ma ville que j'aime. Nous allons changer le visage de ce pays avec de l'amour, du risque et de la lutte. Nous ne sommes pas parfaits et ils obsèderont sur les choses les plus niaiseuses. Tant pis. Notre action sera la meilleure des justifications. Nous ne sommes pas des gérants d'estrade, nous ne sommes même pas dans les estrades; nous sommes sur le terrain en train d'AGIR. Nous mouillons notre chemise et assumons la bouette et les coups parce que nous croyons encore qu'on peut sauver la planète et notre culture, qui étouffent toutes deux sous l'obsession orchestrée de la productivité et de la consommation. Parce que nous croyons encore que dans ce tourbillon absurde on peut se mettre ensemble et fabriquer un sens à notre vie.Beat that, you haters.»

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