
Julie Drolet s'est confiée comme jamais dans poignante entrevue à RDI
C’était une journée marquée d’une pierre blanche dans le calendrier télévisuel québécois. Ce mercredi 4 février signait enfin le grand retour de la chef d'antenne Julie Drolet, après une absence prolongée et un combat acharné contre la maladie. Si l’on savait que cette journée serait chargée en émotions, personne n’était tout à fait prêt pour la vague d'amour et de franchise qui a déferlé sur les ondes de RDI tôt ce matin.
Fidèle à son désir de faire les choses « en grand », Julie a choisi de débuter cette journée marathon par une entrevue à cœur ouvert à l'émission Première ligne. Accueillie par une Catherine Gauthier visiblement émue, Julie Drolet s'est livrée comme jamais auparavant sur l'année et demie qui a failli tout lui prendre.
Un diagnostic surréaliste et terrifiant
L'un des moments les plus frappants de l'entrevue fut sans doute le récit glaçant du moment où sa vie a basculé. Julie a raconté à Catherine Gauthier cette scène presque irréelle lors de son examen. Alors que le médecin la félicitait initialement en lui disant qu'elle n'avait rien, son visage s'est soudainement assombri devant le moniteur. « Il a arrêté de parler [...] et là tout à coup il m'a dit : "Bon, on va faire une biopsie tout de suite" », a-t-elle confié.

Le choc fut d'autant plus violent que sa propre sœur cadette avait reçu un diagnostic de cancer du sein à peine deux semaines plus tôt. Julie a avoué avoir animé ses bulletins suivants avec la conviction intime que c'était peut-être la dernière fois de sa vie qu'elle faisait ce métier qu'elle aime tant.
Le verdict est tombé comme un couperet : un cancer du sein triple négatif. Julie n'a pas mâché ses mots pour décrire la gravité de la situation à l'antenne : « C'est le pire. C'est très agressif [...] les récidives sont mortelles », a-t-elle expliqué avec une lucidité désarmante, précisant que ce type de cancer ne laisse que la chimiothérapie comme option, les autres traitements hormonaux étant inefficaces.
« J’avais l’impression de marcher sur le bord d’un précipice »
Avec une vulnérabilité touchante, la chef d'antenne a décrit l'état de choc initial, cette incapacité à prononcer le mot « cancer » de peur de le rendre réel. Elle a évoqué la difficulté atroce d'annoncer la nouvelle à sa fille, se sentant comme si elle marchait « sur le bord d'un précipice » prêt à l'engloutir à tout moment.

La réalité l'a frappée de plein fouet lors de sa première rencontre avec son oncologue. Bien que ce dernier ait été un sauveur pour elle, il n'a pas caché la gravité de son cas, lui suggérant même, dès le premier rendez-vous, de faire son testament. « Ils m'ont pas dit ça va être fatal, il m'a juste dit c'est peut-être une bonne idée, on sait pas ce qui va se passer », a-t-elle relaté.
L’isolement et les piliers de sa survie
Le traitement a imposé à Julie une solitude forcée. Immunosupprimée, elle vivait dans une bulle stricte, ce qui l'a cruellement privée de voir ses deux petites-filles jumelles durant de longs mois, un sacrifice déchirant pour la grand-maman gâteau qu'elle est.
Heureusement, elle n'était pas seule. Si elle a souligné le soutien indéfectible de son conjoint, le journaliste Michel C. Auger, qu'elle qualifie d'être son « roc », c'est son chien Hercule qui a volé la vedette dans le cœur des téléspectateurs ce matin. Julie a raconté avec tendresse comment, dans ses moments d'angoisse profonde, elle pleurait « dans les poils » de son compagnon à quatre pattes. « Il ne m'a pas lâché d'une semelle », a-t-elle dit, expliquant que c'est lui qui l'obligeait à sortir et à ne pas sombrer.

Une sororité née dans la douleur
L'entrevue a pris une tournure particulièrement poignante lorsque Julie a abordé ses fameuses revues de presse sur les réseaux sociaux. Ce qui semblait être un passe-temps pour garder son cerveau actif — elle a d'ailleurs lancé à la blague qu'il était « moins effrayant de lire ce qui se passait aux États-Unis avec Trump » que de penser à son propre sort — est devenu une bouée de sauvetage.
Mais au-delà de l'actualité, c'est la connexion humaine qui l'a marquée. Julie a révélé avoir passé des nuits blanches (causées par les stéroïdes) à échanger avec d'autres femmes malades, des « âmes connectées » qui discutaient sans pudeur de la mort et de la peur. La voix empreinte d'émotion, elle a rendu hommage à ces femmes lumineuses, dont certaines sont décédées depuis, qui l'ont aidée à traverser l'épreuve.
Un message nécessaire pour nous tous
Avant de conclure, Julie Drolet a offert un conseil précieux au public sur la façon d'accompagner les gens malades. Elle a imploré les proches d'accepter d'entendre le pire. « Parfois quand on est malade, on a besoin de parler du pire, ça soulage », a-t-elle insisté, demandant aux gens d'arrêter de vouloir toujours ramener la conversation vers le "positif" à tout prix.

Cette entrevue avec Catherine Gauthier restera gravée dans les mémoires. Julie Drolet ne revient pas seulement comme une journaliste aguerrie, mais comme une femme transformée, qui a vu la mort de près et qui choisit, aujourd'hui, de célébrer la vie sous les projecteurs. Voyez l'entrevue que Julie Drolet a livrée à sa collègue Catherine Gauthier, ci-dessous:
Elle livrera une autre entrevue ce soir, à 19h, à Anne-Marie Dussault à l'émission 24/60.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.