Gilbert Rozon s'estime victime d'une injustice

Injustice pour Gilbert Rozon?

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Cela fait maintenant un an que les allégations d'inconduites, d'agressions et de harcèlement sexuelle visant Gilbert Rozon ont été dévoilées au grand jour. Récemment, sa belle-soeur a aussi fait une sortie fracassante, dénonçant avoir vécu une agression de la part de l'homme. 

Dans leur mémoire d'appel déposé lundi, les avocats de l'ex-patron de Juste pour rire soutiennent que les femmes qui allèguent avoir été harcelées ou agressées sexuellement par lui ne peuvent se servir de cet outil juridique qu'est l'action collective.

L'action collective a plutôt été créée pour des cas où il y a un lien entre de nombreuses personnes qui ont subi un préjudice, soit une « question commune, similaire ou connexe ». Procéder par action collective permet d'empêcher de multiples poursuites juridiques sur le même sujet, par exemple pour éviter que tous ceux qui ont acheté une laveuse avec un vice caché ne soient obligés d'intenter des actions individuelles. Dans ce cas, le problème est le même, tout comme le montant des dommages. Comme plusieurs femmes sont sorties de l'ombre et ont dénoncé les agissements de l'homme d'affaires, cette action semblait la plus logique à intenter.

Mais ici, l'action collective ne servirait qu'à compliquer les choses et alourdir les procédures, soutient Gilbert Rozon.

« Cela a aussi pour conséquence de commettre une injustice à l'endroit de l'Appelant [Rozon] en le forçant à déployer des moyens de défense considérables et à dépenser des sommes substantielles pour répondre à des accusations multiples », est-il écrit dans le mémoire.

L'action collective du groupe de femmes - s'étant elles-mêmes appelées « Les Courageuses » - a été autorisée le 22 mai dernier.

Selon elles, M. Rozon aurait fait au moins 20 victimes d'agressions sexuelles et de harcèlement sur une période de 34 ans, de 1982 à 2016, ce que réfute fermement le producteur. Elles lui réclament plus de 10 millions de dollars en dommages.

Ces allégations n'ont pas encore subi le test des tribunaux et aucune accusation criminelle n'a été déposée contre Gilbert Rozon.

Gilbert Rozon estime que le juge d'autorisation a eu tort de donner le feu vert à l'action collective, car le litige ne répond pas aux critères de la loi : il n'y a rien de commun entre les situations des victimes alléguées.

Et pour cette raison, chacune des femmes devra aller témoigner des circonstances spécifiques de l'agression qu'elle allègue, de son non-consentement, de son impossibilité d'agir avant aujourd'hui et du préjudice qu'elle a subi. Chaque situation devra être analysée séparément pour conclure s'il y a faute ou pas, ajoute-t-il.

Cette dernière condition pourrait faire en sorte que certaines femmes choisissent de retourner dans l'ombre. L'aspect d'une action collective, une action où les femmes victimes d'actes sexuels non-désirés se serrent les coudes et portent plainte ensemble leur donnait une force particulière. 

Qu'adviendra-t-il de ce dossier? Pourquoi Gilbert Rozon n'a toujours pas été accusé? Nous souhaitons à ces femmes qu'elles obtiennent une réponse très bientôt.

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Source: Radio-Canada
Crédit Photo: La Presse