
François Lambert donne de ses nouvelles après avoir été menacé de mort
« J'en ai reçu une bonne dizaine d'autres »
François Lambert vient de sortir du silence pour partager une réalité troublante qui dépasse largement le cadre des débats politiques sur les réseaux sociaux. L'entrepreneur bien connu du public québécois, notamment grâce à ses apparitions dans Dans l'oeil du dragon, Un souper presque parfait et Big Brother Célébrités, a révélé qu'il a été la cible d'au moins une dizaine de nouvelles menaces de mort à la suite de sa récente prise de position contre Québec Solidaire. Un témoignage qui fait froid dans le dos et qui relance la discussion sur les limites de la liberté d'expression en ligne.
Des menaces qui s'accumulent depuis des mois
Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, François Lambert a raconté en détail ce qu'il vit depuis quelques temps. L'homme d'affaires a d'abord rappelé un épisode survenu l'an dernier avant de faire le lien avec la vague de haine qu'il subit actuellement. Voici son message dans son intégralité :

« L'an passé, vers le mois de juin, j'ai reçu une menace de mort sur Facebook. La personne écrivait qu'elle souhaitait me croiser dans la rue, elle ou Luigi Mangione, parce que selon elle, je ne méritais pas ma place dans la société. Elle ajoutait même qu'il en manquait justement, des Luigi Mangione. Je suis allé voir la police, sans trop de conviction. Honnêtement, je ne pensais pas que ça mènerait bien loin. Aujourd'hui, je suis soulagé de voir que la justice suit son cours. La police a fait son travail, il y a eu une intervention, et un dossier criminel sera déposé en cour. La personne devra se présenter devant la cour criminelle au mois de juin. Tout ça pour une menace faite sur Facebook. Avec ce que [Québec solidaire] a fait dernièrement pour crinquer les gens, j'en ai reçu une bonne dizaine d'autres. Je vais décider si je retourne voir la police encore une fois. On pense parfois que les réseaux sociaux sont une zone sans conséquence. Mais non. La police peut s'en occuper. Et c'est rassurant. Si ça peut faire réfléchir certains avant d'écrire n'importe quoi, tant mieux. »
Le message est clair et le ton est grave. Lambert fait référence à Luigi Mangione, cet Américain devenu tristement célèbre pour l'assassinat d'un dirigeant d'une compagnie d'assurance aux États-Unis. Le fait que quelqu'un ait utilisé ce nom dans une menace directe à son endroit illustre à quel point la situation a pris une tournure inquiétante pour l'entrepreneur québécois.
Ce qui est tout de même rassurant dans cette histoire, c'est que la première menace reçue l'an dernier n'est pas restée lettre morte. Les forces de l'ordre ont pris l'affaire au sérieux, une enquête a été menée, et la personne responsable devra maintenant répondre de ses actes devant un tribunal criminel. Lambert semble d'ailleurs soulagé de constater que le système judiciaire fonctionne dans ce genre de situation, même lorsqu'il s'agit de propos tenus sur les réseaux sociaux.
Un climat de plus en plus toxique sur les réseaux sociaux
Cette situation met en lumière un problème de plus en plus préoccupant dans l'espace public québécois. Les débats politiques et économiques, aussi légitimes soient-ils, dégénèrent trop souvent en attaques personnelles et en menaces directes sur les plateformes numériques. François Lambert n'est évidemment pas le premier personnage public à en faire les frais, mais le nombre de menaces qu'il dit avoir reçues en si peu de temps a de quoi alarmer.
L'entrepreneur a récemment fait les manchettes pour une sortie musclée contre Québec Solidaire, ce qui a provoqué un véritable tsunami de réactions en ligne. Si le débat d'idées est tout à fait sain en démocratie, Lambert souligne que certaines personnes franchissent une ligne rouge en passant de la critique à la menace de mort pure et simple.
Son message se veut aussi un avertissement pour ceux qui croient pouvoir écrire n'importe quoi derrière leur écran sans jamais en subir les conséquences. La preuve est faite, selon lui, que la police prend ces situations au sérieux et que des accusations criminelles peuvent bel et bien être portées pour des propos tenus sur Facebook ou d'autres plateformes.

Reste maintenant à savoir si François Lambert décidera effectivement de porter plainte pour la dizaine de nouvelles menaces reçues. Une chose est certaine : l'entrepreneur ne semble pas prêt à se laisser intimider ni à se taire face à ceux qui tentent de le réduire au silence par la peur.
Inscrivez-vous à notre infolettre
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.
Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.