Gilbert Rozon

Fin des procédures judiciaires opposant Gilbert Rozon à Pénélope McQuade et Julie Snyder

C'est la fin d'une importante procédure judiciaire entamée il y a plusieurs années

Eso Handanagic

Eso Handanagic

Le 26 mars 2026 marque un tournant majeur dans le paysage médiatique et judiciaire québécois avec l'annonce de la fin des procédures opposant Gilbert Rozon à Julie Snyder et Pénélope McQuade. Cette conclusion survient à la suite d'une entente à l'amiable signée entre les trois parties au cours des derniers jours selon ce que rapporte La Presse, mettant ainsi un terme à une poursuite en diffamation qui durait depuis plusieurs années. Gilbert Rozon, le fondateur de Juste pour rire, avait initialement intenté cette action en justice, tandis que Pénélope McQuade avait répliqué par une demande reconventionnelle pour abus de procédures.

Les origines du litige : une émission de télévision pivot

Le conflit tire son origine d'un segment diffusé le 29 septembre 2020 lors de l'émission La semaine des 4 Julie. Au cours de cette soirée, Julie Snyder avait livré un témoignage poignant sur une agression qu'elle affirmait avoir vécue en 1991 à Paris, dans un appartement de fonction de Juste pour rire. De son côté, Pénélope McQuade, invitée pour discuter du livre Libérer la colère, avait également partagé son expérience concernant une agression qu'elle disait avoir subie en 1997.

Julie Snyder avait alors déclaré en ondes, s'adressant à Mme McQuade : « Moi Pénélope, ce soir, grâce à toi, je vais libérer ma colère et je vais répondre à Gilbert Rozon ». Elle avait ajouté ne pas avoir pu lui dire « non » car les faits se seraient produits pendant qu'elle dormait. Gilbert Rozon avait réagi en déposant une poursuite de 450 000 $, qualifiant ces propos de « calomnieux, vexatoires et gravement diffamatoires ». Selon les avocats de l'ex-producteur, ce segment télévisé représentait une « attaque planifiée, orchestrée et mise en scène ».

Une défense vigoureuse et des revers judiciaires

Gilbert Rozon a systématiquement nié les versions des deux animatrices. Concernant Julie Snyder, il alléguait qu'elle s'était présentée chez lui à Paris sans invitation, en pleurs après une rupture amoureuse. Pour Pénélope McQuade, il niait catégoriquement l'avoir approchée physiquement ou agressée, l'accusant d'être complice d'un exercice de dénigrement basé sur des allégations mensongères.

Avant d'arriver à ce règlement, les animatrices avaient tenté, en décembre 2021, de faire stopper les procédures en invoquant une « poursuite-bâillon » (SLAPP) visant à les réduire au silence. Toutefois, la Cour supérieure et la Cour d’appel avaient rejeté cette demande, maintenant le procès qui devait initialement débuter le 22 avril.

Le soulagement de Pénélope McQuade et l'héritage du mouvement #MoiAussi

Pour Pénélope McQuade, cette annonce représente la fin d'un combat judiciaire entamé il y a près de dix ans. Dans une déclaration empreinte d'émotion, elle a exprimé un « soulagement indescriptible » tout en réitérant sa solidarité envers les autres victimes. Elle a souligné que, bien que ce chapitre se close pour elle, de nombreuses victimes continuent de lutter pour faire reconnaître leurs souffrances. Rappelons que Mme McQuade a été l'une des premières figures publiques au Québec à s'exprimer dans le cadre du mouvement #MoiAussi.

« Mon combat judiciaire, commencé il y a près de 10 ans, prend fin aujourd’hui. Pour moi, c'est un chapitre important qui se clôt et je ressens un soulagement indescriptible. Mais ce n’est pas le cas pour toutes les victimes qui existent dans notre société et je demeure solidaire comme au premier jour de leurs souffrances et admirative de leur courage pour faire reconnaitre ce qu'elles ont subi. » a-t-elle commenté via un communiqué de presse émis ce matin.

Un contexte judiciaire plus large

Ce règlement intervient alors que la juge Chantal Tremblay doit rendre une décision imminente concernant la responsabilité civile de Gilbert Rozon dans une autre affaire impliquant neuf femmes, surnommées « les Courageuses », qui l'accusent d'agression sexuelle et de viol. Pénélope McQuade avait d'ailleurs témoigné lors de ce procès civil. Il est également important de noter qu'auparavant, Gilbert Rozon avait été acquitté lors d'un procès criminel pour viol et attentat à la pudeur concernant une autre plaignante, Annick Charette.

En conclusion, bien que Gilbert Rozon n'ait pas souhaité commenter davantage l'entente au-delà de l'annonce d'un communiqué futur, ce dénouement met fin à un volet hautement médiatisé des luttes judiciaires entourant sa conduite passée. Pour les deux animatrices, c'est la fin d'une procédure qui aura marqué l'histoire du droit de la presse et de la parole des victimes au Québec.

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Source: La Presse
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