
Il y a du nouveau dans cette saga!
Amateurs de musique et de bons vins, préparez-vous à un nouveau rebondissement dans le feuilleton qui a captivé le Québec tout entier ! Vous vous souvenez certainement de la controverse entourant les spectacles intimistes, mais très courus, organisés au vignoble du populaire chanteur Mario Pelchat l'an dernier. Eh bien, il y a du nouveau sous le soleil des Basses-Laurentides. Le gouvernement du Québec vient tout juste d'annoncer un développement majeur dans ce dossier chaud qui opposait les artistes-entrepreneurs à la stricte réglementation agricole.
Après des mois de débats passionnés sur la place publique, Québec a finalement entendu le « cri du cœur » de Mario Pelchat. Dans un geste politique visant à encourager l'agrotourisme et à rapprocher les citadins de notre riche terroir, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Donald Martel, a confirmé un assouplissement significatif des règles. La mesure phare ? Le gouvernement Legault a décidé de doubler le nombre de visiteurs permis lors d'événements sur les terres agricoles. C'est une nouvelle qui sonne comme de la musique aux oreilles des producteurs locaux, bien que le ministre précise chercher un « point d'équilibre » pour éviter les tensions avec le voisinage et protéger la quiétude des campagnes.
Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire pour les exploitants passionnés comme ceux du Domaine Pelchat Lemaître-Auger situé à Saint-Joseph-du-Lac ? Selon les nouvelles directives, un producteur pourra désormais accueillir jusqu'à 100 personnes lors d'une réception (comme une table champêtre), comparativement à la limite de 50 personnes qui prévalait jusqu'à présent, et ce, pour un maximum de 20 fois par année. De plus, il sera dorénavant possible d'organiser deux événements annuels pouvant rassembler jusqu'à 200 personnes simultanément, alors que l'ancienne mouture du règlement n'en permettait qu'un seul. Autre allègement de taille : le quota d'aliments provenant obligatoirement de la ferme lors de ces rencontres passe de la majorité absolue (50 % + 1) à 30 % de la valeur marchande.
Ces règles, appliquées par la redoutée Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), concernent tous les exploitants du milieu, évitant ainsi des déchirements médiatisés comme celui qu'a connu la chanteuse Nathalie Simard en 2017. Cette dernière avait en effet dû se résoudre à vendre sa cabane à sucre face au mur dressé par la commission lorsqu'elle tentait d'y présenter des spectacles.
Mais ne sortez pas les confettis trop vite ! Si cette annonce est perçue comme un pas dans la bonne direction, elle demeure une simple « demi-victoire » aux yeux de Mario Pelchat. L'interprète avoue d'emblée : « Ce n'est pas parfait, mais il y a une ouverture et c'est déjà mieux que c'était ». Toutefois, l'assouplissement est encore très loin de ce que l'artiste réclamait. Rappelons que l'été dernier, le chanteur avait fait fi des interdits de la CPTAQ en tenant pas moins de 45 soirées de spectacles accueillant 250 spectateurs à chaque fois – une audace assumée qui, étonnamment, ne lui a finalement valu aucune amende de la part de l'organisme.
Pour organiser une série de spectacles à grand déploiement avec les nouvelles limites imposées, les calculs ne balancent tout simplement pas pour l'homme d'affaires. Le chanteur a été très transparent sur les coûts exorbitants d'une telle production : « Juste louer l'équipement pour le son et l'éclairage, ça coûte 100 000 $ ». À ce prix-là, impossible d'atteindre la rentabilité avec seulement 100 personnes par soir. C'est d'autant plus frustrant pour lui que ses événements avaient des retombées économiques incroyables pour sa région. Des admirateurs voyageaient d'aussi loin que le Nouveau-Brunswick pour assister à ses représentations, remplissant du même coup les hôtels, les restaurants et les boutiques du coin.
Épuisé par ce bras de fer administratif constant, Mario Pelchat a pris une décision crève-cœur. Il ne remontera pas sur la scène de son vignoble cette année. « Ça gruge, de devoir se battre pour gagner sa vie », a-t-il confié avec amertume. Lui et sa conjointe ont plutôt choisi de prendre une pause, une année sabbatique de spectacles pour se concentrer exclusivement sur les dégustations et les visites de leur magnifique domaine. Alors, est-ce la fin définitive des grandes soirées musicales chez les Pelchat, ou s'agit-il simplement d'un repos stratégique ? L'avenir nous le dira !
En terminant, voyez l'entrevue que Patrick Bellerose, correspondant parlementaire au Journal de Montréal/Journal de Québec, a accordée à Mario Dumont:
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.