
La course risque de se jouer entre ces deux-là...
Alors que Geneviève Guilbault et Sonia LeBel ont annoncé leur départ de la vie politique à l'issue de leur mandat, deux candidats se démarquent de plus en plus pour succéder à François Legault à la tête de la Coalition Avenir Québec (CAQ).
Depuis l'annonce de la démission de François Legault mercredi dernier, les dominos tombent un par un. Entre les cadres du parti qui quittent la vie politique et ceux qui ne souhaitent pas se lancer à la course à la chefferie, il ne reste plus grand monde pour succéder au fondateur du parti.
Toutefois, deux candidats se détachent moins d'une semaine après l'annonce de la démission de François Legault qui a secoué la politique québécoise.
Simon Jolin-Barrette, actuellement ministre de la Justice, est perçu comme un candidat sérieux pour prendre la relève. Son travail au sein du gouvernement Legault a été marqué par des législations majeures, telles que la loi 21 sur la laïcité et la loi 96 sur la langue française.

Suzanne Roy, ancienne ministre de la Famille, voit en lui l'incarnation de la "troisième voie", combinant pragmatisme et continuité de l'approche nationaliste de la CAQ. Son soutien est renforcé par plusieurs collègues, dont Jonatan Julien, ministre des Transports, et des députés tels que Shirley Dorismond et Mario Asselin.
Jolin-Barrette est décrit comme un "premier de classe" avec une crédibilité solide. Malgré des critiques sur son style perçu comme froid, ses défenseurs louent son respect, sa sensibilité et sa capacité à rassembler. Il est considéré comme un pilier du parti et une figure capable de rallier les fédéralistes, ce qui pourrait être crucial pour maintenir l'unité au sein de la CAQ.
De l'autre côté, Christine Fréchette, ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, émerge comme une candidate de choix. Elle a gagné en notoriété depuis qu'elle a pris le relais de Pierre Fitzgibbon au ministère de l'Économie. Fréchette est soutenue par Mathieu Lacombe, ministre de la Culture, qui met en avant son leadership féminin et sa capacité à maintenir l'ADN économique et nationaliste de la CAQ.

Fréchette a récemment annulé un voyage à Davos pour se concentrer sur sa réflexion quant à sa candidature. Elle est perçue comme capable de mener la CAQ tout en préservant ses valeurs fondamentales. Le soutien qu'elle reçoit souligne l'importance de sa maîtrise des dossiers économiques, un atout dans un contexte de défis économiques croissants.
Alors que la course à la succession s'intensifie, la CAQ doit choisir un leader capable de maintenir l'unité du parti tout en répondant aux attentes économiques et nationalistes des Québécois. La décision finale pourrait avoir des répercussions significatives sur l'avenir politique du Québec.
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