DERNIÈRE HEURE: Le poète, écrivain et chanteur Claude Péloquin est décédé à l'âge de 76 ans

Toutes nos pensées à la famille et aux proches

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
Partager sur Facebook
37 37 Partages

Le monde culturel québécois est en deuil alors qu'on apprend, mardi, que le poète, écrivain et chanteur Claude Péloquin a rendu l'âme dimanche, lui qui était âgé de 76 ans. C'est notamment à lui que l'on doit les paroles de la célèbre chanson «Lindberg», popularisée par Robert Charlebois et Louis Forestier. Il est également l'auteur du célèbre «Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves! C'est assez!», qui avait fait scandale après avoir été écrite sur un mur du hall d'entrée du Grand théâtre de Québec.

Il a écrit les paroles de plusieurs chansons, dont les plus célèbres sont Monsieur l'Indien et Lindberg. Cette dernière, interprétée par Robert Charlebois et Louise Forestier, permet à Péloquin de remporter le Prix Félix-Leclerc pour la « meilleure composition canadienne de l'année » en 1969.

Son célèbre « Vous êtes pas écœurés de mourir bande de caves ! C'est assez ! » fit scandale lorsqu'il fut inscrit sur la murale du Grand Théâtre de Québec par Jordi Bonet en 1970.

En 1971, il signe les paroles d'un premier disque solo qui met en scène la musique de Jean Sauvageau; une œuvre contemporaine marquante voyageant entre l'électronique des Tangerine Dream(Allemagne) et Silver Apples (États-Unis) et une musique plus traditionnelle... (Mama Vagina) et grégorienne (Les Grands silencieux). En 1977, il travaille cette fois avec le multi-instrumentiste Michel Le François pour enregistrer Les Chants de l'éternité, une œuvre transcendante, éclatée et intrigante qui unit la douceur de chansons telles Magnétique et Matin magique à une musique et poésie plus progressive et audacieuse de Même si et Apocalyptus.

Au milieu des années 1980, il revient à la chanson à travers Robert Charlebois, que Péloquin alimente de textes pour l'album Super Position (1985). Cela donne quelques chansons pop/rock légères, pleines de pep, avec le son des années 1980 (C'est pas physique, c'est électrique, l'Amour-éléphant, Juke-Box, Zoo-Diac, Donne-moi, Je ne pense qu'à toi, l'Ouvreuse, Tout Nucléaire), mais l'album ne connait qu'un succès mitigé.

Après avoir vécu aux Bahamas, il revient s'installer au Québec dans les années 1990. Quelques éditions de luxe de ses poèmes accompagnant des œuvres dans des livres d'art ponctuent cette époque. Cette avenue de diffusion de ces œuvres lui permet de se faire apprécier des milieux corporatifs, qui lui commandent des éloges poétiques.

En 2000, Péloquin effectue un retour sur disque avec Tout le monde au ciel, mais les nouvelles pièces et la relecture techno de Lindberg ne connaissent, tout au plus, qu'un succès d'estime.

Au début de 2007, on annonce la publication d'un nouvel ouvrage de Péloquin chez Lanctôt Éditeur.

En 2009, il était censé être l'auteur du poème que prononce Guy Laliberté dans l'espace, mais Claude refuse de céder la totalité de ses droits à Guy Laliberté, et préfère donc publier son poème sous forme de livre chez l'éditeur Transit.

Le fonds d'archives de Claude Péloquin est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

En 1969 et 1970, il scénarise et réalise deux courts-métrages documentaires de 10 minutes pour l'Office national du film du Canada, L'Homme nouveau et Balle de gin.

Péloquin remporte, en 1971 aux Canadian Film Awards à Toronto le prix du meilleur scénario non-dramatique pour un film documentaire pour L'Homme nouveau.

En 2009, un documentaire sur Claude Péloquin de 68 minutes est réalisé par Benjamin Hogue et Pierre-Luc Gouin. Il sera entre autres présenté au Festival du nouveau cinéma de Québec, au cinéma Cartier, et au Green Mountain Film Festival, Vermont.

Toutes nos pensées à la famille et aux proches de Claude Péloquin en ce moments particulièrement difficiles.

Partager sur Facebook
37 37 Partages

Source: Radio-Canada
Crédit Photo: Fotolia