DERNIÈRE HEURE: Le sénateur John McCain est décédé à 81 ans

Tellement triste...

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Le sénateur américain John McCain est décédé, samedi, à l'âge de 81 ans. Il a succombé aux suites d'un cancer du cerveau.

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Biographie

John Sidney McCain III, né le 29 août 1936 sur la base militaire américaine de Coco Solo (zone du canal de Panama), est un vétéran de la guerre du Viêt Nam et homme politique américain, membre du Parti républicain, candidat à l'élection présidentielle de novembre 2008 et sénateur de l'Arizona au Congrès des États-Unis depuis 1987.

Fils et petit-fils d'amiral, John McCain est pilote durant la guerre du Viêt Nam. Capturé à Hanoï, il est fait prisonnier durant cinq ans et demi et est victime de tortures. Libéré en 1973, les mauvais traitements endurés lui laissent des séquelles irrémédiables au niveau des bras et des épaules.

Élu en 1983 à la Chambre des représentants, il devient sénateur des États-Unis pour l'Arizona en 1987 — poste qu'il occupe encore aujourd'hui.

Après avoir tenté, sans succès, en 2000 de recevoir l'investiture républicaine pour être le candidat du parti à l'élection présidentielle, il est huit ans plus tard le candidat républicain à l'élection présidentielle de novembre 2008, qu'il perd avec 45,7 % des voix et 173 grands électeurs, face à Barack Obama, qui obtient 52,9 % et 365 grands électeurs.

John McCain fait figure d'électron libre au sein de son propre parti. Si plusieurs de ses idées rejoignent la ligne du GOP (opposition à l'avortement et au mariage des couples homosexuels), certaines s'en éloignent (sensibilité écologique, volonté d'assainir le financement des campagnes politiques, condamnation de la torture en Irak et à Guantanamo, soutien à un projet de légalisation des immigrés clandestins, critiques soutenues et régulières à l'égard de l'administration de Donald Trump). Il est un spécialiste bipartisanement reconnu des questions de défense et de politique étrangère.

En 1982, quand le représentant républicain de l'Arizona John Jacob Rhodes renonce à solliciter un nouveau mandat à la Chambre des représentants, John McCain fait acte de candidature pour lui succéder. Lors de la campagne, à son adversaire démocrate qui le traite de « parachuté », parce que McCain n'a aucune attache dans le district, le vétéran du Viêt Nam lui rétorque « Écoute, vieux, j'aurais aimé avoir le luxe, comme toi, de grandir et de vivre toute ma vie dans un endroit merveilleux comme l'Arizona. Mais en fait, quand j'y pense, l'endroit où j'ai vécu le plus longtemps c'est à Hanoï ». John McCain est élu.

Durant ses deux mandats, il se fait remarquer par des positions politiques iconoclastes vis-à-vis de son parti et du président Ronald Reagan, notamment quand il s'oppose au maintien des troupes américaines dans la force multinationale stationnée au Liban et approuve les sanctions économiques contre l'Afrique du Sud pour protester contre la politique de l'apartheid qui était en vigueur.

En 1986, il est élu au Sénat au siège laissé vacant par son prédécesseur, le républicain conservateur Barry Goldwater. Deux ans plus tard, il vote en faveur du Family Support Act comme la plupart des sénateurs, qui demande que les mères adolescentes, récipiendaires d'aides sociales, poursuivent leur scolarité (high school)16. En 1989, il est impliqué dans le scandale politico-financier connu sous le nom de Keating Five (en). Il est alors reproché à John McCain d'avoir accepté, avec 4 autres sénateurs américains, une importante contribution financière à sa campagne électorale de la part du président d'une association de caisse d’épargnes californienne, afin, semble-t-il, de ne pas ébruiter les malversations financières de ce dernier. La commission d’enquête du Sénat chargée de l’enquête conclut à une erreur de jugement du sénateur de l’Arizona dont l'intégrité avait alors été mise en doute.

En 1993, c'est avec un autre vétéran du Viêt Nam, le sénateur démocrate et futur secretaire d'État des États-Unis John Kerry, qu'il milite et obtient la réouverture des relations diplomatiques avec le Viêt Nam.

En 1997, Time Magazine le cite parmi les 25 personnes les plus influentes des États-Unis. En 1999, il raconte dans son autobiographie intitulé Faith of my Fathers sa détention au Viêt Nam.

L'année suivante, en 2000, John McCain se présente aux élections primaires du Parti républicain en vue de l'élection présidentielle. Son principal concurrent est alors le gouverneur conservateur du Texas, George W. Bush.

Contre toute attente, McCain gagne les primaires du New Hampshire, du Michigan, de l'Arizona, de Rhode Island, du Connecticut et du Vermont et met en difficulté le gouverneur Bush, soutenu par la direction du Parti républicain. Durant ses meetings, utilisant son image nationale d'honnêteté et de probité, il n'hésite pas à se comparer à Luke Skywalker en lutte contre les forces obscures de l'empire, représentées par le gouverneur Bush et les évangélistes Pat Robertson et Jerry Falwell, ces derniers étant qualifiés d’ « agents de l’intolérance et de la corruption religieuse et politique ». Cependant, à la veille de l'importante primaire de Caroline du Sud, McCain est victime d'une campagne de calomnie orchestrée par des proches du gouverneur Bush. Il est ainsi accusé d'avoir fait un enfant à une femme noire, d'avoir trahi au Viêt Nam, d'avoir transmis la syphilis à sa seconde épouse ou d’avoir perdu la raison en captivité. Il est finalement battu par le gouverneur Bush lequel est investi candidat du parti républicain pour l'élection présidentielle de 2000. Il s'éloigne alors du devant de la scène pour soigner un début de cancer de la peau et se fait opérer d'un mélanome qui lui laissera une profonde cicatrice sur la joue gauche.

Au Sénat, McCain sera un des plus fermes partisans de la réforme du financement des campagnes électorales, qu'il fait aboutir en 2002 avec le sénateur démocrate Russ Feingold. La loi McGain-Geingold, ou Bipartisan Campaign Reform Act, sera cependant partiellement annulé par la Cour suprême par la suite.

Qualifié alors de républicain progressiste, il est souvent assimilé à l'image de l'ancien président Théodore Roosevelt pour « considérer la politique comme une compétition entre l'intérêt national et l'égoïsme des intérêts privés » et défendre « l'idée que le gouvernement devait contrebalancer les abus de la richesse organisée ». Il rencontre à l'époque des responsables démocrates qui espèrent le convaincre de les rallier mais c'est le sénateur James Jeffords du Vermont qui finalement quitte le Parti républicain et permet au Sénat de basculer du côté démocrate.

Le sénateur McCain empêche un contrat espéré par Boeing en 2003 pour le crédit-bail de 100 avions ravitailleurs KC-767 et représentant une somme de 23 milliards de dollars. Boeing étant choisi sans concurrence comme seul contractant grâce à un réseau serré d’influence et de corruption déclenchant ainsi un scandale qui envoya en prison l'un des dirigeants de Boeing et la numéro deux du service des acquisitions de l'US Air Force Darleen Druyun, et coûta son poste au CEO de Boeing, Phil Condit.

Lors de la convention nationale républicaine en 2004, il apporte son plus ferme soutien au président sortant George W. Bush, qu'il a pourtant beaucoup critiqué dans le passé, et prononce un discours de combat contre les démocrates bien que son ami John Kerry, candidat démocrate, ait tenté d'en faire son colistier. Il prononce d'ailleurs à cette occasion un virulent discours contre les « mensonges et manipulations malhonnêtes des pseudo-réalisateurs gauchistes », visant par là Michael Moore mais sans jamais le nommer.

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Source: Fox News · Crédit Photo: Facebook