
Il fait le point sur la situation
C’est un Denis Coderre soulagé, mais surtout résilient, qui s’est ouvert au public cette semaine. Après des mois de tourmente médiatique et d'incertitude, l'ancien maire de Montréal peut enfin souffler : il a officiellement évité la faillite personnelle. Entre confessions bouleversantes sur sa santé et gratitude envers sa fiancée, retour sur la « totale » vécue par l’ex-politicien qui promet de tourner la page.
C’est une nouvelle qui fait l’effet d’une bouffée d’air frais pour celui qui a consacré sa vie à la politique. Lundi dernier, les créanciers de Denis Coderre ont accepté à l’unanimité sa proposition de remboursement, lui permettant ainsi d'échapper à l'étiquette infamante de la faillite.
Visiblement ému par ce dénouement, M. Coderre s’est empressé de partager son soulagement sur Facebook, annonçant avec espoir : « LE DÉBUT D’UN NOUVEAU CHAPITRE… ENFIN! ». Dans ce message poignant, il insiste sur une nuance capitale à ses yeux : « Je n’ai pas fait faillite, il est important de le préciser parce que la différence est extrêmement importante ».
Si l'ex-maire célèbre cette victoire administrative, il ne cache pas que les trois dernières années ont été une véritable descente aux enfers. Dans sa publication, il se livre sans filtre sur les épreuves qui se sont accumulées. « Comme vous le savez, depuis 3 ans j’ai connu la totale », écrit-il.
La liste des obstacles surmontés est vertigineuse : un AVC qui l'a forcé à une longue réhabilitation, le décès de son père, et un divorce acrimonieux. « J'ai dû passer par une réhabilitation pour réapprendre à marcher et parler », confie-t-il avec vulnérabilité, ajoutant qu'il continue encore aujourd'hui d'en subir les contrecoups.
Au lendemain de cette bonne nouvelle, c’est sur les ondes de QUB, au micro de Mario Dumont, que Denis Coderre a offert des réactions à chaud, teintées d'humour et de sincérité. Lorsqu'on lui a demandé s'il s'était senti libéré le soir même de l'acceptation de sa proposition, il a lancé avec l'esprit qu'on lui connaît : « Le vin était bon ».
Mais au-delà de la boutade, c'est l'homme blessé mais reconnaissant qui a pris la parole. Il a tenu à rendre un hommage appuyé à celle qui partage sa vie, sa fiancée Annie Paré, dont la dette de 25 000 $ a d'ailleurs été exclue de l'entente.
« C'est là que tu vois tes vrais amis », a-t-il déclaré en ondes. « Je remercie ma fiancée Annie qui a été une femme extraordinaire parce que c'est pas toujours facile de vivre ces gens ces moments-là. [...] C’était toute la gamme des émotions ».
Il est également revenu sur l'angoisse de perdre ses facultés, une peur viscérale pour un homme de communication. Se remémorant son AVC, il a avoué à Mario Dumont : « Coderre pas capable de parler, c'est l'enfer là ». Il en a profité pour lancer un avertissement au public : assurez-vous d'avoir quelqu'un en charge en cas d'inaptitude, une précaution qu'il regrette de ne pas avoir prise alors qu'il se faisait « harceler » pendant sa convalescence.
Comment un homme d'État en est-il arrivé là? Denis Coderre l'explique par un dévouement excessif aux autres, au détriment de sa propre sécurité. « Toute ma vie durant, j'ai tout donné. À mes proches, à mes amis, à mon entourage. Je me suis oublié et j'ai négligé de prendre des précautions pour préserver ma propre situation financière », a-t-il écrit sur Facebook.
Sur les ondes de QUB, il a renchéri sur ce thème : « J'ai tout donné aux autres et puis je n'ai pas mis de côté puis je paye aujourd'hui ». Il affirme qu'il aurait pu « s'asseoir » sur sa situation en 2021, mais qu'il a préféré continuer à servir. Vous pouvez écouter son entretient au complet ici:
L'entente conclue n'est pas sans conséquences. Denis Coderre devra se serrer la ceinture, versant 4 750 $ par mois pendant les cinq prochaines années, pour un total de 285 000 $. C'est une somme importante, qui représente environ 60 000 $ par an à même ses revenus. Cependant, pour lui, l'essentiel est ailleurs. Il conserve sa dignité et évite la saisie.
À 62 ans, Denis Coderre semble prêt à penser enfin à lui. « Il est temps que je pense un peu à moi, 62 ans je suis rendu là », a-t-il confié à la radio. Avec ce fardeau en moins, il aborde la suite avec « confiance » et la conviction d'avoir agi avec « droiture et honnêteté ».
Comme il le dit si bien en conclusion de son message public : « Après toutes ces années éprouvantes que j’ai vécues, il est temps pour moi de regarder en avant mais surtout, de tourner enfin la page ». Une page qui se tourne, espérons-le, vers des jours plus lumineux pour l'ancien maire.
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