
Christine Fréchette brise le silence sur le dossier Olivier Primeau
La cheffe de la CAQ livre le fond de sa pensée sur la dépense de 20 000$ liée à Olivier Primeau
Le dossier Olivier Primeau a fait couler beaucoup d'encre cette semaine, et Christine Fréchette a finalement décidé de se prononcer publiquement sur cette affaire qui alimente les discussions depuis plusieurs jours. La cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) a pris la parole lors d'un passage à Trois-Rivières, jeudi, pour défendre la décision de son parti d'investir 20 000$ afin que l'entrepreneur et influenceur effectue une tournée à travers le Québec pour aller à la rencontre des entrepreneurs locaux.
Rappelons que cette dépense a fait sourciller bon nombre d'observateurs, d'autant plus qu'Olivier Primeau s'est lui-même décrit comme étant «un conservateur» dans une publication sur le réseau social X, plus tôt cette semaine. L'homme d'affaires derrière le Beachclub a toutefois précisé qu'il comptait malgré tout voter pour la CAQ, puisque le parti qui correspond davantage à ses convictions politiques n'a pas de chances réalistes de l'emporter dans sa circonscription.

Malgré cette révélation qui a fait jaser, Christine Fréchette ne semble aucunement regretter le choix de son parti. «Moi je trouve que c'est une bonne dépense pour être en contact avec des PME du Québec. Et la liberté de penser, je la respecte», a-t-elle déclaré sans détour. La cheffe caquiste a également tenu à souligner les qualités de Primeau en ajoutant: «M. Primeau, je trouve qu'il a un coffre, une expertise, une expérience intéressante pour justement engager le dialogue avec les PME du Québec.»

Christine Fréchette en mode campagne à Trois-Rivières
Au-delà du dossier Primeau, la cheffe de la CAQ a profité de son passage en Mauricie pour s'en prendre aux propos du chef conservateur Éric Duhaime, tenus lors du débat des chefs de Radio-Canada. Ce dernier avait affirmé qu'il «renverrait» 70 000 demandeurs d'asile. Fréchette a rapidement répliqué en rappelant que c'est le gouvernement fédéral qui détient le pouvoir de déterminer le statut des réfugiés. «Qu'il nous explique comment il va procéder. C'est le fédéral qui décide qui est un vrai réfugié et qui ne l'est pas, alors ce n'est pas au Québec de faire ce choix-là», a-t-elle fait valoir.

Sur ce même enjeu, la première ministre a demandé à Ottawa de réduire de façon significative les délais de traitement des dossiers de demandeurs d'asile, qui s'élèvent actuellement à trois ans. Elle a comparé cette situation à celle de la France, où le processus ne prend que trois mois.
Devant des bénévoles rassemblés au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, Fréchette a également tenté de mobiliser ses troupes pour le dernier droit de la campagne électorale. «Il nous reste 11 jours de campagne, c'est le dernier droit. Et j'ai besoin de chacun de vous», a-t-elle lancé avec conviction, demandant à ses partisans d'aller cogner aux portes et de convaincre les électeurs encore indécis.

La cheffe caquiste s'est aussi engagée à compléter son mandat si elle est élue dans Trois-Rivières, sa ville natale. «Si les Trifluviens m'élisent, je vais rester puis je vais faire mon mandat. Ça, c'est clair», a-t-elle affirmé. Le rendez-vous est fixé au 5 octobre prochain pour les électeurs québécois.
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À propos de l'auteur
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