Charles Lafortune publie une lettre coup de poing à l'occasion du Mois de l'autisme

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Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles

C'est le Mois de l'autisme et s'il y a bien quelqu'un qui a décidé de prendre les choses en main pour faire avancer cette cause, au cours des dernières années, c'est bien Charles Lafortune. L'animateur et producteur vedette n'a pas choisi cette cause mais c'est bien elle qui l'a choisi, alors qu'il est le père d'un adorable Mathis qui est atteint d'un trouble du spectre de l'autisme depuis maintenant 19 ans.

Et si les Québécois connaissent beaucoup plus la réalité d'une famille dont l'un des membres est autiste, c'est beaucoup grâce à Charles Lafortune, à sa conjointe Sophie Prégent et à la décision qu'ils ont prise d'ouvrir les portes de leur maison aux caméras pour la série de docu-réalité Autiste, bientôt majeur.

La série a été un véritable phénomène, autant au niveau des cotes d'écoute que de la critique et c'est fou comme le public québécois a pu avoir une meilleure idée de ce que vivent les parents comme Charles et Sophie en voyant des scènes banales de leur quotidien.

Charles et Sophie ont également mis sur pied la Fondation Autiste et majeur qui vise à changer les mentalités, sensibiliser, mieux faire connaître ces magnifiques enfants à la population en général afin de les inclure dans notre projet de société. Leur offrir la possibilité d’évoluer en tant qu’adulte – comme tout être humain – et ce, jusqu’à la fin de leur vie. Briser les tabous, offrir des programmes adaptés à leur réalité et finalement, aider les parents à accompagner leur enfant le plus longtemps possible afin qu’ils n’aient pas à faire le douloureux choix de les « placer ».

À l'occasion du Mois de l'autisme, Charles Lafortune a publié une lettre dans Le Journal de Montréal intitulée La vie devant soi.

Voici quelques extraits de la lettre que l'on vous suggère fortement de lire en intégralité sur le site du Journal de Monteéal:

« Dans une famille, l’autisme nous ramène toujours à ce titre du roman d’Émile Ajar : La vie devant soi.

C’est sans cesse la même question qu’on se pose : quelle sera la vie de ma fille ou de mon fils autiste ? Quelle est la vie devant soi d’elle ou lui ? Comment feront-ils pour réaliser leur potentiel ? Qui leur accordera une place ? Comment continuer à apprendre, avoir une routine, vivre une vie personnelle en dehors de la maison ? Avoir des amis, des collègues, des loisirs, des passions, des rêves... l’amour.

La vie devant soi, on l’évoque tout le temps, nous, parents neurotypiques. Elle se reflète dans toutes sortes de manifestations banales. Notre hypothèque, nos REER, les CELI, des changements d’emploi, les enfants, les petits-enfants, les diplômes, l’entretien de la maison, et dans toutes les choses qu’on doit prévoir ou qu’on espère. 

Mais quand on vit avec l’autisme, même sans déficience intellectuelle, l’accès à l’emploi et l’intégration à la vie sociale sont vraiment complexes. Se projeter dans le temps, dans la vie devant soi, est presque impossible, on entre dans un dédale administratif qui donne le vertige aux travailleurs sociaux, et trouver un intervenant pivot qui peut nous dire ce qui est disponible et comment y avoir accès relève alors de l’exploit. »

Vous pouvez lire la suite ici.

Voici quelques photos tirées du compte Instagram de Charles Lafortune et publiées au cours des derniers mois:

Source: Journal de Montréal · Crédit Photo: Capture d'écran Autiste maintenant majeur