Boucar Diouf commente le “black face” de Justin Trudeau

Des propos qui génèrent plusieurs réactions...

Monde de Stars
Boucar Diouf commente le “black face” de Justin Trudeau

À moins de vivre sous une roche, vous savez que la campagne électorale canadienne qui bat son plein est présentement marquée par un scandale de "blackface" impliquant Justin Trudeau et de vieilles photos de lui maquillé en noir...

La nouvelle, qui retient l'attention aux quatre coins du globe, fait l'objet de nombreux débats houleux.

Heureusement, comme à son habitude, Boucar Diouf (et sa grande sagesse) a trouvé les bons mots pour exprimer une idée partagée par plusieurs. Dans une chronique publiée sur La Presse+ et notamment repartagée par l'animateur Jean-Philippe Dion, Boucar explique qu'il ne pense pas du tout que Justin Trudeau soit raciste, mais que de le voir dans cette situation relève un peu de l'ironie. 

"Il faut aussi reconnaître que Justin est tombé dans son propre piège", explique Boucar, qui ne pense pas du tout que Justin Trudeau soit raciste. "Je parle ici de son insatiable besoin de racoler le vote des communautés grâce au mimétisme culturel. C’est aussi le même Justin qui, du haut de sa grande pureté, a toujours sermonné ceux qui osent critiquer l’idéologie multiculturaliste dont il s’est proclamé le grand apôtre."

Boucar Diouf ne s'arrête pas là.

"Vous connaissez l’histoire du prêtre pris en flagrant délit de taponnage de bedeau juste avant la messe dominicale, où il moralise habituellement ses fidèles sur la nécessité d’avoir des mœurs irréprochables ? C’est la même chose que traverse Justin, et je crois qu’il mérite en partie ce qui lui arrive. Ironie du sort, c’est l’exception québécoise qui le fait tant rager qui explique aussi que les gens d’ici le défendent très majoritairement là où une grande partie de l’élite médiatique et intellectuelle de l’anglophonie canadienne réclame sa peau." -Boucar Diouf, La Presse

Il y a quelques années, Boucar Diouf avait été lui-même pris au coeur d'une tempête médiatique pour des raisons semblables, après que Mario Jean l'ait imité avec du maquillage noir et un accent exagéré. À l'époque, il avait défendu Mario Jean, ce qui lui a valu de sévères critiques de chroniqueurs anglophones, entre autres.

"À l’époque, comme la grande majorité des Québécois y compris Mario Jean, je ne savais pas ce qu’était un blackface", explique Boucar. "Une ignorance avouée dans une émission de télé qui m’avait valu un autre char de marde d’un océan à l’autre. Aujourd’hui, je sais ce qu’est un blackface et si c’était à refaire, je nuancerais davantage mes propos de l’époque pour ménager la sensibilité des gens que cette pratique d’une autre époque rebute à juste raison. Mais je continue de penser qu’on ne peut évacuer l’intention de l’équation quand vient le temps de lapider publiquement un coupable."

Boucar Diouf exprime aussi très clairement sa méfiance envers les gens qui s'offusquent trop de ce genre d'événements...

"Je continue aussi de me méfier des militants de la pureté absolue ; de ceux qui font la promotion de la tolérance par des méthodes d’exclusion ; de ceux qui parlent d’ouverture en réclamant toujours plus de barrières ethno-racialo-religieuses ; de ceux qui portent des lunettes de vision sélective qui les amènent à voir du racisme partout ; de ces gens pour qui un simple maquillage sorti du passé sans intention malicieuse est suffisant pour mériter une place de l’autre côté des murs de la cité, qui séparent les bons des infréquentables. Tous ces militants trop extrémistes me font peur, car ils ne se rendent pas compte que leurs méthodes finissent par créer de la fermeture, y compris dans le cœur des gens qui étaient jadis très sympathiques à leur cause." -Boucar Diouf

Pour lire son magnifique texte intégralement, c'est par ici. 

Boucar ✌️✌?

Posted by Jipi Diion on Saturday, September 21, 2019