
Bernard Drainville s'est fait remettre à sa place par la CSN
Ce qui devait être une attaque politique percutante de la part du candidat à la direction de la CAQ, Bernard Drainville, s'est transformé en moment embarrassant sur les réseaux sociaux. L’ex-ministre a vivement dénoncé la destruction d’une ambulance par des manifestants de la CSN, pour se faire répondre quelques instants plus tard que le véhicule était une épave achetée chez un ferrailleur.
L’incident a débuté mardi, en marge de la rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale, alors que plusieurs syndicats manifestaient contre le gouvernement. Bernard Drainville a publié une photo montrant une ambulance renversée sur le côté, accompagnée d'un message cinglant : « La CSN a reviré de bord une ambulance aujourd'hui devant l'Assemblée nationale. C’est le genre de syndicalisme dont le monde est écœuré, et que je continuerai de dénoncer haut et fort ! ».

Une indignation mal placée
Cherchant à se positionner comme le défenseur de l'ordre public dans sa course pour succéder à François Legault, M. Drainville a renchéri lors d'une mêlée de presse. Il a qualifié le geste d'« inacceptable », soulignant qu'une ambulance constitue un « bien public » et que sa destruction pour des motifs syndicaux « dépasse les limites ».
« Il y a moyen de manifester en le faisant de façon respectueuse », a martelé l'ancien journaliste, accusant le syndicat de vandalisme.
La réplique cinglante de la CSN
La réponse du syndicat ne s'est pas fait attendre et a tourné l'indignation du politicien en ridicule. Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier à la CSN, a littéralement « éclaté de rire » lorsqu'il a appris les accusations de M. Drainville.
La réalité était beaucoup moins dramatique : l'ambulance en question n'est pas un véhicule de service, mais une carcasse achetée à bas prix chez un ferrailleur. « Elle n’est pas plaquée, on la transporte sur une remorque », a précisé M. Gagnon à La Presse, ajoutant que le véhicule sert de symbole visuel pour démontrer que « le système hospitalier est à l’envers ».
Sur les réseaux sociaux, la CSN a interpellé directement le candidat caquiste avec ironie, lui rappelant son passé dans les médias : « Note à M. Drainville : la vérification des faits est toujours une bonne chose, encore plus pour un ancien journaliste! [...] Faites vos recherches ! ».

Les représentants syndicaux ont précisé que lorsque leurs moyens de pression seront terminés, l'ambulance sera simplement revendue au ferrailleur.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que cette carcasse d'ambulance est utilisée pour des moyens de pression, la CSN l'avait utilisée au mois de décembre dernier:

Un contexte de tensions
Cette gaffe de Bernard Drainville survient dans un climat politique tendu. Les 3500 paramédics représentés par la CSN sont sans contrat de travail depuis près de trois ans. Parallèlement, une vaste coalition syndicale (CSN, FTQ, CSQ, etc.) accuse le gouvernement de la CAQ de dérive autoritaire et exige le retrait de plusieurs projets de loi controversés à l'approche des élections générales d'octobre 2026.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.