
Benoît Gagnon: «Si j'avais arrêté, je serais mort quelque part sur le pont Jacques-Cartier»
L'animateur a livré un témoignage bouleversant sur sa survie et sa réhabilitation
Benoît Gagnon a fait une apparition remarquée à l'émission Midi fun sur les ondes d'ÉNERGIE, où il a retrouvé ses collègues Marie-Claude Savard, Peter MacLeod et Pierre Pagé pour livrer un témoignage saisissant sur les événements qui ont failli lui coûter la vie. Visiblement ému mais combatif, l'animateur a partagé les détails glaçants de son épreuve médicale et a révélé un fait stupéfiant : c'est en refusant de s'arrêter sur le bord de la route qu'il a survécu.
Un trajet sur le pont Jacques-Cartier qui aurait pu être le dernier
Le récit que Benoît Gagnon a livré au micro d'ÉNERGIE donne froid dans le dos, on vous relate les informations dans les lignes qui suivent, mais l'extrait est également disponible au bas de l'article. Lors de son passage à ÉNERGIE, Benoît Gagnon a raconté qu'au moment de traverser le pont Jacques-Cartier, tout le côté gauche de son corps était paralysé et sa mâchoire s'affaissait sur son épaule. Une situation terrifiante dans laquelle n'importe qui aurait eu le réflexe de se ranger sur le côté pour appeler les secours. Pourtant, c'est exactement ce geste apparemment logique qui lui aurait été fatal.
«Le monde m'a dit pourquoi tu n'as pas arrêté sur le côté pour appeler le 911», a relaté Benoît Gagnon. La réponse des médecins a été sans équivoque : s'il avait pris cette décision, il serait mort quelque part sur le pont. L'animateur a donc eu le bon réflexe de continuer à conduire jusqu'à Pierre-Boucher (l'hôpital), un geste instinctif qui lui a littéralement sauvé la vie. Cette révélation illustre à quel point la frontière entre la vie et la mort a été mince pour celui qu'on connaît habituellement pour son énergie contagieuse.
Rappelons que tout a débuté le 8 avril dernier, lorsqu'un malaise soudain l'a frappé alors qu'il se trouvait en ville. Ce que Benoît Gagnon ne savait pas à ce moment, c'est que son corps subissait entre cinq et huit petits accidents vasculaires cérébraux successifs. La situation s'est encore aggravée lorsqu'il a dû être transporté d'urgence au bloc opératoire, où il a subi un AVC majeur directement sur la table d'opération.
Après de nombreux examens incluant des scans et des imageries par résonance magnétique, les médecins ont toutefois confirmé qu'il ne conserve aucune séquelle permanente au cerveau et que son coeur fonctionne normalement.
Un «reset» profond et un retour en ligne de mire
Au-delà du récit médical, c'est la transformation intérieure de Benoît Gagnon qui a particulièrement touché ses collègues d'ÉNERGIE. L'animateur a confié que cette épreuve a provoqué un véritable «reset» dans sa façon de voir la vie. Il a admis avoir eu très peur au moment de quitter l'hôpital, non pas à cause de sa condition physique, mais plutôt par crainte de replonger dans le rythme effréné qui caractérisait son quotidien avant les AVC.
Ses paroles résonnent avec une lucidité désarmante : la vie va trop vite, on court partout, on est constamment en retard, on performe sans cesse, on est partout sans être vraiment nulle part. Ce constat, Benoît Gagnon l'a fait depuis son lit d'hôpital, et il avoue avoir eu «la chienne» d'y retourner. Le moment où il a repris ses enfants dans ses bras après l'événement a été particulièrement chargé d'émotion. Il a simplement confié avoir «braillé tout le long», un aveu qui en dit long sur l'intensité de ce qu'il a traversé.
Malgré cette prise de conscience sur l'importance de ralentir, l'animateur n'a rien perdu de sa détermination légendaire. Il travaille chaque jour à retrouver sa pleine capacité d'élocution, un défi de taille puisque le nerf de sa langue a dû être déplacé lors de l'intervention chirurgicale. Avant l'opération, on l'avait d'ailleurs prévenu qu'il risquait de perdre sa voix, une perspective terrifiante pour un homme dont le métier repose entièrement sur la parole. Mais sa «tête de cochon» et son esprit compétiteur font des merveilles : les spécialistes lui ont confirmé qu'il était environ 60 % en avance sur son programme de réhabilitation.
Chaque jour, lorsqu'il effectue ses exercices de diction, Benoît Gagnon garde en tête une date bien précise : le 27 juin. C'est ce retour tant attendu qui le motive à travers les hauts et les bas de sa convalescence, car comme il le souligne lui-même, les journées neurologiques sont imprévisibles, alternant entre des moments de grande forme et des épisodes où tout semble déraper sans raison. Malgré tout, le message qu'il a livré à ÉNERGIE était clair et porteur d'espoir : il est vivant, il va de mieux en mieux, et il a bien l'intention de revenir plus fort que jamais.
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À propos de l'auteur
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