Nouvelles : Anick Lemay publie un nouveau texte bouleversant sur son cancer
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Anick Lemay publie un nouveau texte bouleversant sur son cancer

Un autre texte coup de poing...

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Anick Lemay a bouleversé tout le Québec lorsqu'elle a annoncé, il y a quelques semaines, qu'elle était atteinte du cancer. Depuis, on suit religieusement ses chroniques qu'elle publie périodiquement sur le site d'Urbania. Dans ses derniers textes, elle nous a notamment raconté le moment où elle a appris qu'elle devrait subir l'ablation de ses deux seins, les sentiments qui l'habitaient juste avant de subir sa double mastectomie et le moment où elle a enlevé son bandage et qu'elle a découvert sa nouvelle poitrine.

Vendredi, elle a publié une nouvelle chronique où elle raconte cette fois-ci sa vie des dernières semaines et ses traitements de chimiothérapie.

Voici deux touchants passages du texte qu'elle a publié sur le site d'Urbania:

«Le problème c’est que je plie pas. De la taille au cou, ça plie pu. Je dors sur le dos depuis deux mois. Quand j’ai mal au cœur post-chimio, je peux pas me rouler en boule autour du bol de toilette frette en attendant que la pilule anti-vomi fasse son effet. Chus raide comme une barre.

Une mastectomie bilatérale avec évidement axillaire, ça guérit pas du jour au lendemain. Pour t’imager la chose, visualise ta poitrine, tes avant-bras, tes aisselles et tes omoplates comme un bloc. Imagine que ton dentiste te gèle tout ça comme pour un traitement de canal de quatre heures. Tu sais, quand tu touches ta joue après l’intervention? Ben c’est ça. Mon bloc à moi, il est gelé de même. Depuis le 11 avril. Fait que je plie pu.

Ça va passer, je le sais. Ça prend du temps pis ça adonne que j’en ai tout plein, par les temps qui courent. Mais en attendant, la chimio est juste plus tough su’l body

Et un autre.

«Je pourrais chialer, maudire, tempêter, gronder sourdement ou exploser comme un volcan. Je sens tout ça en moi, par moment. Mais comme la vie est ben faite, quand ça arrive, y’a une porte qui s’ouvre sur quelqu’un et mon cœur dévie de sa coulée de lave.

Ce matin-là, la porte s’ouvre sur Pedro. On est les deux seuls patients (dont une impatiente, moi) dans l’aile d’oncologie. Il est 7 h. Il passe en premier à la prise de sang, puis c’est mon tour. Un homme sans âge, droit, fier, bien vêtu, le cheveu et l’œil foncé. Il me fait penser à mon papa. Je vois dans son regard ce que j’aime par-dessus tout : un amusement. Une pointe de dérision heureuse. Dans cet univers (in) hospitalier, je les spot rapidement, ceux qui ont ça dans l’œil.

Le fatalisme ne fait pas partie de cet homme. J’aime ça. Je suis allergique aux victimes. Ça me prend de la colonne, de l’humour et de l’abnégation. Facile de même! Il avise mon afro comme un gentleman et on se présente. Il est médecin. Il vient de Rio de Janeiro, mais le Québec est son pays depuis longtemps. Ça a commencé par le poumon, il y a quelques années. C’est maintenant généralisé. Il vient à l’hôpital chaque jour que le Bon Dieu amène. C’est normal, il est docteur! De la répartie en plus.»

On vous encourage fortement à lire le texte en intégralité sur le site Web d'Urbania.

Pour ceux qui ne l'ont toujours pas lu, voici comment la comédienne de 47 ans a annoncé la terrible nouvelle, lors de son premier texte sur le sujet.

«Ma vie privée, je l’ai toujours gardée pour moi et les journalistes ont été très respectueux. Le public aussi. Mais tout à coup, mon quatrième mur tombe. Je ne pourrai pas me protéger ni cacher la maladie. Je vais bientôt la voir tatouée sur mon crâne nu», expliquait-t-elle.

«Je n’ai plus aucun contrôle. Je vis un reset foudroyant. Hallucinant. Te dire mes rêves! Tim Burton serait jaloux… Le seul pouvoir que j’ai, c’est de sortir la "nouvelle" à ma façon. Et comme j’ai une sainte horreur des mises en scène des réseaux sociaux (de la glorification des êtres au dernier pâté chinois à l’effiloché de bœuf de ta cousine servi dans une assiette artisanale de la Côte Nord), j’ai approché URBANIA. On m’a proposé une chronique.»

«C’est pour ça que tu me lis, aujourd’hui. Je m’appelle Anick Lemay, j’ai 47 ans et j’ai le cancer du sein.»

On lui souhaite la meilleure des chances et on lui envoie toutes nos pensées les plus positives!

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Source: Urbania
Crédit Photo: Urbania