À VOIR: Pierre Lapointe y va du moment le plus fort du gala de l'ADISQ et reçoit une ovation monstre

Un grand moment de télévision

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Tout le gratin de l’industrie québécoise de la musique était réuni, dimanche soir, pour le 41e Gala de l’ADISQ et on doit admettre qu’on a eu droit à une magnifique soirée à des années-lumière de toutes les controverses qui ont éclaboussé le gala de l’an dernier. Animée par un Louis-José Houde en pleine forme, la remise de prix a offert de beaux moments d’émotion, des surprises, du sans-neuf et une puissante montée de lait.

C’est Pierre Lapointe qui a offert le moment le plus enflammé de la soirée lorsqu’il a été d’un vibrant plaidoyer en interpellant les élus dans la salle pour dénoncer la situation des géants du Web qui « nous volent depuis plusieurs années ».

Voici ce qu’il a affirmé :

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***

« Bonsoir tout le monde, je suis ici pour remettre le prix de l’Album pop de l’année, mais je ne pouvais pas ici sans dire un petit mot parce qu’il y a plusieurs élus dans la salle. Il y a eu les élections il y a moins d’une semaine. Pour les gens à la maison, il faut bien comprendre, le milieu de la musique a été le premier milieu à crier haut et fort, il y a 20 ans, que l’arrivée d’Internet c’était extraordinaire, mais que ça allait tous nous foutre dans la merde. Ça y est. Il n’y a rien qui a été fait par les gouvernements, ou presque, au cours des 20 dernières années-là et nous sommes tous dans la merde. Plus juste l’industrie de la musique, mais aussi les gens dans les médias, les chauffeurs de taxi, les gens qui font de l’hôtellerie, du commerce au détail et j’en passe.

La raison de ma petite montée de lait actuelle c’est que on se fait voler depuis plusieurs années - beaucoup trop d’années - par des multinationales qui viennent faire de l’argent au Canada et qui - comme par magie - sont exemptes d’impôt. Connaissez-vous quelqu’un à la maison ou ici dans la salle qui fait de l’argent et qui ne paie pas d’impôt? Moi je cherche et je ne trouve pas. 

Pour vous donner une autre image claire à la maison : pour un million d’écoutes de ma chanson Je déteste ma vie, sur Spotify, j’ai écrit les paroles et la musique, j’ai touché 500 dollars. 500 $ pour un million d’écoutes. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai l’impression que ma contribution à Spotify vaut plus que 500 $.

J’aimerais que dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, tout le monde qui a un petit peu de visibilité et surtout ceux qui en ont beaucoup dans les médias au Québec, soient unis autour de la même question. Il faut marteler au gouvernement qu’on veut que ces grandes compagnies-là paient des impôts et participent à la création de nouveau contenu canadien. Il en va de notre survie culturelle. »

À ce moment, la foule réunie dans la Place des arts s’est levée d’un bond.

« Je compte sur chacun de vous pour que ça devienne une question d’importance primaire. »

Voici le fameux moment en question :

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Source: ADISQ
Crédit Photo: ADISQ