
L'actrice québécoise ouvre son cœur sur le deuil, la maternité et son engagement contre le cancer.
Léane Labrèche-Dor n'a jamais cessé de porter sa mère dans son cœur. Plus de deux décennies après avoir perdu celle qui lui a donné la vie, emportée par le cancer, la comédienne québécoise accepte aujourd'hui de se livrer avec une sincérité désarmante sur ce deuil qui l'habite encore au quotidien. Désormais marraine officielle de la Société canadienne du cancer, elle profite du Mois de la jonquille pour transformer sa douleur en engagement concret et porter un message d'espoir.
Pour Léane, le choix de s'associer à la Société canadienne du cancer n'a rien d'anodin. Sa maman a été emportée par cette maladie il y a maintenant 21 ans, alors que la comédienne traversait l'adolescence, une période déjà bouleversante en soi. Ce qui l'a particulièrement touchée en acceptant ce rôle, c'est de découvrir toute l'étendue du travail accompli par l'organisme, bien au-delà de la recherche scientifique. La Maison Jacques-Cantin, les services d'accompagnement vers les traitements, les lignes d'écoute téléphonique — autant de ressources qu'elle a pu constater de ses propres yeux en visitant les installations et en rencontrant bénévoles, survivants et personnes en cours de traitement.
Fait notable : Léane est la toute première personne à porter le titre de marraine au sein de l'organisme. Un honneur qu'elle accueille avec humilité, précisant qu'elle ne souhaite pas que l'attention soit dirigée vers elle, mais plutôt que sa visibilité publique serve de tremplin pour faire rayonner la cause. Le thème retenu cette année, « Récit d'espoir », résonne particulièrement avec elle. Elle souligne que recevoir un diagnostic de cancer en 2026 est radicalement différent de ce que c'était il y a trois décennies. Les progrès médicaux ont été considérables, et les témoignages de personnes qui s'en sont sorties, comme celui d'Anick Lemay, démontrent qu'il est possible de traverser cette épreuve.

Léane confie au 7 Jours que ce n'est pas spécifiquement le Mois de la jonquille qui ravive ses souvenirs — elle pense à sa mère chaque jour sans exception. Ce sont davantage les dates marquantes, comme l'anniversaire de naissance de sa maman ou celui de son décès, qui intensifient ces émotions. Elle reconnaît aussi que sa mère n'était pas la première personne de son entourage à recevoir un tel diagnostic, mais bien la troisième, et que plusieurs autres ont suivi depuis. Une statistique qu'elle rappelle avec gravité : un Canadien sur deux sera touché par le cancer au cours de sa vie.
L'absence de sa mère prend une dimension particulièrement poignante depuis que Léane est elle-même devenue maman. Son fils Milo, qu'elle a eu avec le comédien Mickaël Gouin, approche de ses cinq ans. Élever un enfant sans pouvoir compter sur les conseils de sa propre mère constitue, selon ses mots, l'une des épreuves les plus difficiles de son existence. Elle aimerait tellement pouvoir lui poser des questions, partager ses doutes et ses inquiétudes parentales. Malgré tout, elle s'efforce de transmettre à Milo certaines valeurs et certaines façons d'aimer que sa mère lui avait elle-même inculquées.

Le petit garçon commence d'ailleurs à poser des questions. En voyant la grand-mère paternelle, il s'interroge naturellement sur l'absence de l'autre. Léane admet que c'est un sujet qu'elle aborde rarement avec lui pour l'instant, mais elle décrit son fils comme un enfant attachant, vif d'esprit et drôle, qui s'affirme de plus en plus à mesure qu'il grandit.
Sur le plan professionnel, la comédienne vit une période faste. Son personnage de Fanny Boutin dans la série quotidienne Antigang a conquis le public québécois, et une deuxième saison est déjà confirmée avec une reprise des tournages prévue en juillet. Elle aborde cette nouvelle étape avec davantage d'assurance, ayant maintenant développé une routine qui lui permet de concilier vie familiale et rythme de production intense. Fidèle à sa philosophie, elle évite de consulter les commentaires du public pour ne pas laisser les réactions extérieures influencer son travail d'actrice.

En attendant le retour sur les plateaux, Léane jongle entre des projets d'écriture personnels et la collaboration sur des textes d'amis, tout en profitant des rares moments de congé partagés avec son conjoint pour s'évader en famille. Une chose est certaine : à travers son engagement auprès de la Société canadienne du cancer, ses confidences sur le deuil et sa carrière florissante, Léane Labrèche-Dor prouve qu'il est possible de transformer les blessures les plus profondes en une force lumineuse — exactement comme la jonquille qui perce la terre après le plus rude des hivers.
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