Eileen Gu
Eileen Gu / Radio-Canada Sports

Une athlète fait pleurer le monde entier lors de sa conférence de presse

En quelques secondes, l’ambiance festive s’est transformée en silence lourd d’émotion

Samuel Doiron

Samuel Doiron


Elle venait de compléter un exploit rarissime. En remportant l’or en demi-lune lors des Jeux de Milan-Cortina, Eileen Gu confirmait son statut de légende vivante du ski acrobatique.

À seulement 22 ans, elle totalise désormais six médailles olympiques en six participations, un parcours parfait réparti sur deux Jeux. Déjà médaillée d’argent en slopestyle et en big air quelques jours plus tôt, elle a conclu son tournoi avec autorité, dominant la finale grâce à une dernière descente exécutée avec précision et audace.

Mais ce n’est pas uniquement pour sa performance sportive que son nom a fait le tour du monde ce jour-là.

Une championne au sommet de son art

Avant même la finale, Gu avait confié garder sur son téléphone une image d’une médaille d’or olympique, comme un rappel constant de ses ambitions. Ce détail en dit long sur sa mentalité : une athlète qui visualise, qui prépare, qui croit profondément en sa capacité de transformer ses rêves en réalité.

Sa victoire en demi-lune n’était pas le fruit du hasard. Tout au long de la compétition, elle a démontré une confiance remarquable, combinée à une créativité technique qui la distingue sur le circuit international. Chaque saut semblait exécuté avec une sérénité presque déconcertante. Devant les caméras, elle parlait d’un accomplissement qui lui paraissait encore irréel, comme si elle observait sa propre réussite à distance.

Eileen Gu
Milano Cortina

Devenir la freeskieuse la plus décorée de l’histoire olympique, autant en nombre total de médailles qu’en titres, représente un jalon historique. Pourtant, au moment de célébrer, un événement personnel est venu tout bouleverser.

Une annonce qui glace la salle

La conférence de presse tirait à sa fin lorsque Gu a repris le micro. Elle a tenu à expliquer son retard. Les journalistes s’attendaient à une anecdote logistique ou à un simple contretemps.

La raison était tout autre.

Elle venait d’apprendre le décès de sa grand-mère.

Gu Aileen
Radio-Canada - Capture d'écran

En quelques secondes, l’ambiance festive s’est transformée en silence lourd d’émotion. La jeune femme a raconté avec une grande vulnérabilité l’importance immense de cette figure dans sa vie. Sa grand-mère n’était pas seulement un membre de la famille : elle était un pilier, un modèle de force et de détermination.

Gu l’a décrite comme une femme qui ne se contentait pas d’exister, mais qui menait sa vie avec une énergie et une volonté impressionnantes. Une battante, quelqu’un qui prenait les commandes de son destin et refusait de se laisser porter par les circonstances. Cette image l’a marquée profondément.

Elle a confié que la dernière fois qu’elle l’avait vue avant de partir aux Jeux, sa grand-mère était déjà très malade. Elle savait que le dénouement pouvait survenir pendant son séjour en Italie. Malgré tout, elle avait choisi de concourir, portée par une promesse bien précise.

Eileen Gu et sa grand-mère
Global Times - Capture d'écran

Une promesse de courage

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la promesse n’était pas nécessairement de remporter l’or. Elle était plus grande que ça : être courageuse. Oser. Croire en elle-même. Se montrer brave, comme sa grand-mère l’avait toujours été.

Depuis le début des Jeux, Gu répétait souvent qu’il fallait “parier sur soi-même” et accepter de prendre des risques. Derrière cette philosophie se cachait en réalité cet engagement intime. Chaque figure tentée, chaque descente attaquée sans retenue, était une façon d’honorer cette parole donnée.

Devant les médias, elle a expliqué être fière d’avoir tenu cette promesse. Fière d’avoir skié avec audace. Fière d’avoir été à la hauteur de ses valeurs. Mais elle a aussi reconnu que la joie du moment était désormais teintée d’une profonde tristesse.

Ce contraste entre la gloire olympique et le deuil personnel a touché des millions de personnes. On a vu une athlète au sommet de son sport, mais aussi une petite-fille en peine, tentant de concilier l’exploit et la perte.

Ce jour-là, Gu Ailing a offert bien plus qu’une performance spectaculaire. Elle a rappelé que derrière chaque médaille se cache une histoire humaine. Et que même lorsqu’on atteint les plus hauts sommets, on reste vulnérable face aux épreuves de la vie.

Son or brillait déjà. Mais ses mots, eux, ont ému la planète entière.

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Source: Radio-Canada
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