
Un face-à-face glaçant entre Sylvain Marcel et Marie-Thérèse Fortin au grand écran
Un vent de fraîcheur pour le cinéma local
Le cinéma de genre d'ici s'apprête à accueillir une proposition particulièrement sombre avec la sortie en salle, prévue le 12 juin prochain, du long métrage Nervures. Les amateurs de sensations fortes ont d'ailleurs pu avoir un avant-goût de cette ambiance glaciale grâce à la diffusion d'une bande-annonce qui promet de bousculer le public.
Au cœur de cette intrigue étouffante, les spectateurs verront le comédien Sylvain Marcel incarner un personnage menaçant qui fait subir un véritable calvaire psychologique au personnage interprété par Marie-Thérèse Fortin.

Un vent de fraîcheur pour l'horreur locale
Bien que les productions d'épouvante soient plutôt inhabituelles dans l'industrie cinématographique de la province, certaines œuvres phares comme Les chambres rouges, Les affamés, Jusqu’au déclin ou encore les célèbres adaptations des romans de Patrick Senécal ont su paver la voie avec succès au fil des ans. Nervures s'inscrit dans cette lignée tout en cherchant à renouveler le genre.
Sous la direction du réalisateur Raymond St-Jean et portée par les textes du scénariste Martin Girard, l'équipe de production a délibérément choisi d'éviter les sentiers battus. L'objectif avoué de la production était d'exclure les concepts traditionnels de demeures hantées, de créatures assoiffées de sang ou de morts-vivants.

Les créateurs ont plutôt misé sur un concept novateur et percutant, conçu spécifiquement pour susciter une angoisse psychologique profonde. Pour porter cette intrigue, c'est la jeune actrice Romane Denis qui assume le personnage central de l'histoire, entourée de ce duo de vétérans de l'industrie.
Au-delà de la peur : des enjeux profonds
Ce projet cinématographique ne se limite pas à faire sursauter le public, puisqu'il s'ancre dans des problématiques sociales très contemporaines. Le récit utilise les codes de l'épouvante pour explorer en filigrane :
- La réalité parfois difficile du grand âge et le traitement réservé à nos aînés.
- La détresse des petites municipalités en proie à une récession industrielle.
- Les chocs culturels et de valeurs entre les différentes tranches d'âge.
- Les préoccupations écologiques de notre époque et les dérives de la consommation de masse.
Toutes ces thématiques s'articulent de manière fluide autour de l'intrigue, sans jamais donner l'impression de faire la leçon aux spectateurs.

Une quête familiale qui bascule dans l'épouvante
L'intrigue démarre lorsque la jeune Isabelle prend la décision de s'éloigner de la métropole pour entreprendre un long voyage de huit heures vers la petite localité de Saint-Étienne, dans le but de voir son père malade. Accompagnée de sa conjointe Kensya, son retour aux sources tourne rapidement au cauchemar dès son arrivée : sa mère, Thérèse, lui apprend froidement que son père est déjà passé de vie à trépas depuis peu.
Le deuil cède rapidement sa place au doute face aux détails nébuleux entourant cette disparition et devant l'attitude de plus en plus troublante et incohérente de sa mère. Isabelle en vient à suspecter qu'une menace plane sur cet ancien bastion de l'industrie forestière, aujourd'hui plongé dans la dérive financière et l'isolement géographique. À mesure que les phénomènes inexpliqués s'intensifient, la protagoniste s'enfonce dans les secrets de ce village moribond, pour y découvrir une réalité infiniment plus cauchemardesque que ses pires appréhensions.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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