
Le ministre québécois se livre comme jamais sur la culpabilité qui le ronge en tant que père.
Le ministre de la Culture et des Communications du Québec, Mathieu Lacombe, a offert un moment d'une rare vulnérabilité lors de son passage à l'émission Sucré Givré, animée et produite par Jean-Philippe Dion. Loin des conférences de presse et des annonces officielles, le politicien a laissé tomber le masque pour aborder un sujet qui le touche profondément : le sentiment de culpabilité qu'il ressent face aux sacrifices que sa carrière impose à sa vie familiale, et plus particulièrement à ses fils.
Alors que Jean-Philippe Dion lui demandait simplement s'il avait le sentiment de vivre une vie parfaite en ce moment, Lacombe n'a pas hésité à répondre par la négative. Selon lui, son quotidien est marqué par d'importants renoncements. Il a expliqué qu'il aimerait pouvoir être davantage présent auprès de ses garçons, soulignant que leur mère accomplit un travail remarquable auprès d'eux. Malgré cela, il aimerait les avoir plus souvent avec lui, idéalement la moitié du temps, comme il estime qu'il devrait pouvoir le faire. Pour le ministre, ce sont avant tout ses enfants qui paient le prix de ses engagements professionnels.
Ce qui rend cette confession encore plus poignante, c'est la lucidité avec laquelle Lacombe décrit ce tiraillement constant entre ses obligations publiques et sa vie privée. Il a reconnu que lorsqu'il se trouve au bureau, son esprit est à la maison avec ses fils. Et lorsqu'il est enfin à la maison, il sait que les dossiers urgents l'attendent. Ce cercle vicieux alimente un profond sentiment de culpabilité, amplifié par la conscience que les années d'enfance de ses garçons filent sans possibilité de retour en arrière.
C'est au moment où Jean-Philippe Dion a remarqué un petit mot laissé sur le bureau du ministre que l'émotion a véritablement pris le dessus. Lacombe a alors partagé avec les téléspectateurs le contenu d'un message rédigé par son fils Thomas, un texte d'une tendresse désarmante. Le petit Tom avait écrit à son père qu'il l'aimait « comme l'espace » et qu'il avait composé ce message pour que son papa puisse le relire dans les moments difficiles. Le garçon terminait en lui souhaitant une bonne journée.
Visiblement très ému, les yeux embués de larmes, le ministre a précisé que ce mot n'avait pas été placé là pour les caméras. Il le conserve en permanence sur son bureau, comme un rappel quotidien de ce qui compte vraiment. Interrogé par l'animateur pour savoir s'il lui arrivait de relire ce message plusieurs fois dans une même journée, Lacombe a acquiescé avec un sourire empreint de tendresse, ajoutant qu'il garde également une photo de ce précieux mot dans son téléphone.

Ce moment de télévision a révélé une facette de Mathieu Lacombe que le grand public connaissait peu. Derrière le ministre habitué aux débats parlementaires et aux décisions politiques se cache un père aimant, tiraillé par les mêmes questionnements que des milliers de parents québécois qui jonglent quotidiennement entre carrière et famille. Cette sincérité brute, dépourvue de calcul médiatique, a offert une rencontre authentique et profondément humaine.
L'entrevue à Sucré Givré rappelle que la conciliation travail-famille demeure un défi universel, même pour ceux qui occupent les plus hautes fonctions. Le message du petit Thomas, dans sa simplicité enfantine, résonne comme un puissant rappel que l'amour d'un enfant peut traverser la distance et les horaires chargés. On ne peut que souhaiter au ministre de pouvoir savourer le plus de moments possible auprès de ses garçons dans les années qui viennent.
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.
Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.