
Voici ce qui s'est passé dans les coulisses et qui a amené JPR a prendre cette décision radicale
Le milieu de l'humour québécois traverse une période de turbulences sans précédent, et Juste pour rire se retrouve au cœur d'une tempête qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Après avoir provoqué une vague d'indignation en annonçant qu'il allait produire le prochain spectacle de Julien Lacroix, le groupe a non seulement reculé sur cette décision, mais il a également mis un terme à des négociations avec deux autres personnalités publiques qui ne font pas l'unanimité : Maripier Morin et Éric Lapointe.
La saga a débuté lorsque Juste pour rire a révélé publiquement son intention de soutenir le retour de Julien Lacroix sur scène. Cette annonce, faite le 12 mars, a immédiatement déclenché un tollé considérable dans le milieu humoristique. De nombreux artistes se sont exprimés avec véhémence sur les réseaux sociaux, dénonçant cette décision qu'ils jugeaient irresponsable. Face à cette levée de boucliers, l'organisation a finalement reconnu son erreur et présenté des excuses publiques, admettant que son choix initial n'était pas le bon.
Le président et directeur général Sylvain Parent-Bédard a lui-même pris la parole pour reconnaître le poids de la responsabilité qui accompagne la direction d'une institution aussi importante que Juste pour rire dans le paysage culturel québécois. L'organisation a insisté sur sa volonté de demeurer un acteur rassembleur, tant dans l'industrie de l'humour que dans la société en général.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Ce qui a moins fait les manchettes, c'est que cette remise en question a eu un effet domino sur d'autres projets en cours de développement.
Selon les informations rapportées par Le Soleil, Juste pour rire avait entamé des discussions pour intégrer Maripier Morin et Éric Lapointe à l'édition 2026 des Grands Bien-Cuits, un événement populaire du festival. Toutefois, dans la foulée du recul sur le dossier Lacroix, ces pourparlers ont été définitivement interrompus.
Les deux personnalités traînent chacune leur lot de controverses. Maripier Morin a été au centre d'allégations d'inconduites sexuelles qui ont émergé dans le cadre du mouvement #MoiAussi, des accusations qui ont considérablement affecté sa carrière médiatique. De son côté, Éric Lapointe a plaidé coupable en octobre 2020 pour des voies de fait commises sur une femme. Le chanteur avait alors obtenu une absolution conditionnelle, ce qui signifie qu'il n'a pas de casier judiciaire, mais il avait dû se soumettre à une probation d'un an, verser un don de 3000 dollars à un organisme et suivre une thérapie liée à sa consommation d'alcool.
La décision de Juste pour rire d'abandonner ces deux collaborations potentielles semble s'inscrire dans une volonté plus large de redorer son image et d'éviter toute nouvelle polémique. L'organisation semble avoir compris que le public et l'industrie ne sont plus disposés à fermer les yeux sur les controverses entourant certaines personnalités.
L'onde de choc provoquée par cette affaire a également eu des conséquences directes sur la carrière de Julien Lacroix. L'humoriste a annoncé qu'il mettait un point final à sa carrière, révélant que son spectacle du 20 mars 2026 avait été le dernier. Il a également renoncé à son rôle de porte-parole des centres Le Grand Chemin, invoquant l'épuisement physique et mental de sa famille.
Dans un long message adressé à ses admirateurs, Lacroix a reconnu avoir eu par le passé des comportements qu'il qualifie lui-même de dégradants et irrespectueux, survenus dans des bars et lors de fêtes à l'époque du secondaire. Il a toutefois tenu à réfuter catégoriquement les accusations les plus graves portées contre lui, affirmant n'avoir jamais agressé qui que ce soit et rappelant qu'aucune plainte ni accusation formelle n'a jamais été déposée à son endroit. Il a également mentionné une contre-enquête réalisée en 2022 par La Presse et Cogeco, qui aurait remis en question les méthodes journalistiques utilisées par Le Devoir dans l'article qui l'avait visé en 2020.
Malgré ses excuses publiques et privées, sa sobriété et ses efforts de réhabilitation, l'humoriste estime que le portrait dressé de lui est devenu un fardeau impossible à porter. Ses mots laissent transparaître une profonde amertume face à ce qu'il perçoit comme une quête de vengeance plutôt qu'une recherche de vérité.
Cette série de décisions marque un tournant significatif pour Juste pour rire, qui semble désormais adopter une approche beaucoup plus prudente dans le choix de ses collaborateurs. Reste à voir si cette nouvelle ligne de conduite sera maintenue à long terme ou si elle n'est qu'une réaction temporaire à la pression publique. Une chose est certaine : le débat sur la place des personnalités controversées dans l'industrie du divertissement québécois est loin d'être terminé.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.