
Jean Chrétien révèle comment le Canada pourrait riposter à Donald Trump
« Il faut frapper où ça fait mal »
Les relations économiques entre le Canada et les États-Unis traversent une période d'intenses turbulences, marquées par la menace de nouveaux tarifs douaniers et un durcissement des politiques protectionnistes américaines.
Alors que le pays cherche la meilleure stratégie pour défendre ses travailleurs et ses industries face aux pressions de Washington, plusieurs grands décideurs et figures d'expérience prennent la parole pour guider la riposte canadienne.
Une stratégie de riposte ciblée au micro de Stéphan Bureau
C'est dans ce contexte tendu que l'ancien premier ministre Jean Chrétien a partagé sa vision lors de son passage à l'émission Une époque formidable, animé par Stéphan Bureau. L'émission, réputée pour ses longs entretiens avec des personnalités qui pensent, créent et façonnent notre monde, offre une tribune plurielle hors de l'actualité immédiate afin de sortir des sentiers battus du prêt-à-penser.

Au cours de cet échange approfondi, M. Chrétien a insisté sur la nécessité d'adopter une posture offensive et calculée face à la surenchère tarifaire de notre voisin du Sud.
Selon lui, répliquer de manière générique serait une erreur : le Canada doit plutôt identifier les vulnérabilités stratégiques de l'économie américaine et s'en servir comme levier de négociation. L'ancien dirigeant pointe directement du doigt les secteurs que les États-Unis ont soigneusement évité de taxer pour protéger leur propre consommation, à savoir les ressources énergétiques et les intrants agricoles essentiels. En imposant des taxes à l'exportation sur ces ressources clés, le Canada transférerait directement le coût de la facture aux acheteurs américains tout en ciblant des régions électorales déterminantes.
Comme l'a résumé Jean Chrétien au micro du podcast :
« Si on doit se tenir debout, il faut frapper où ça fait mal. L'énergie. Quand il exclut l'énergie dans ses douanes, c'est parce qu'il en a de besoin. Quand il exclut- La potasse, quand il exclut l'huile et le gaz naturel, le pétrole, alors c'est là qu'on devrait taxer. Et l'avantage d'une taxe à l'exportation, c'est que c'est pas nous qui la payons, c'est les Américains. Prends la potasse. Les États qui supportent le plus les républicains, ce sont les États agricoles du sud des États-Unis. Et pour eux, s'ils n'ont pas de potasse, c'est le désastre. »
La fierté canadienne : entre solidarité historique et fermeté
Cette approche économique musclée s'inscrit dans la lignée directe des récentes prises de parole publiques de l'ancien premier ministre. Lors d'un discours prononcé à Gander, à Terre-Neuve-et-Labrador, dans le cadre des commémorations du 25ᵉ anniversaire des événements du 11 septembre 2001, M. Chrétien a rappelé la solidarité indéfectible offerte par le Canada lors du détournement des avions américains vers la petite communauté terre-neuvienne, tout en traçant une ligne rouge très claire sur le respect mutuel entre les deux nations :
« Ne confondez jamais notre gentillesse avec de la faiblesse », a-t-il affirmé devant l'auditoire. « Nous avons accueilli nos amis et nous les avons aidés dans leurs moments de besoin. Mais nous ne nous penchons devant personne. Et plus nous sommes insultés ou menacés, plus nous nous tiendrons debout pour nous-mêmes et demeurerons unis. Et je dis ceci, non pas avec un sentiment de colère, mais en tant qu’amis les uns envers les autres. »
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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