
«Je n'ai jamais aimé ça»
Le 1er avril est une date que beaucoup d'internautes attendent avec impatience pour déployer leurs meilleurs canulars. Sur les réseaux sociaux, c'est habituellement une véritable avalanche de fausses annonces, de blagues corporatives et de poissons d'avril en tout genre. Pourtant, dans cet océan de plaisanteries et de fausses nouvelles humoristiques, une voix discordante s'est fait entendre haut et fort : celle de l'entrepreneur François Lambert. Fidèle à son habitude de franc-parler, il a profité de cette journée non pas pour piéger ses nombreux abonnés, mais pour expliquer en détail pourquoi il déteste profondément cette tradition. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a des arguments de poids qui résonnent particulièrement avec l'ère numérique dans laquelle nous évoluons.
Tout d'abord, les racines de cette forte aversion sont profondément ancrées dans son enfance. François Lambert a confié que cette journée dédiée aux farces ne l'a jamais fait rire et réveille en lui des souvenirs particulièrement désagréables. Il évoque ce classique incontournable des cours de récréation : se promener avec un poisson en papier collé dans le dos pendant des heures, en étant le seul à ignorer la situation. Pendant que tout le monde riait à ses dépens, il ressentait une profonde humiliation, un sentiment très amer qui l'a marqué au fer rouge et qui le suit encore aujourd'hui. Ce n'était tout simplement pas drôle pour lui, et cette blessure d'enfance explique en grande partie son refus catégorique de perpétuer cette coutume.
Au-delà de l'anecdote purement personnelle, l'homme d'affaires soulève un point crucial et tout à fait sérieux concernant notre société moderne et notre façon de consommer l'information. Il déteste viscéralement l'expérience de lire une nouvelle, d'y accorder de la crédibilité, pour réaliser par la suite qu'il a été berné par une simple blague. Dans un monde hyperconnecté où l'information circule à une vitesse fulgurante, il estime que la confiance du grand public est un bien extrêmement fragile et qu'il faut faire très attention à ce que l'on diffuse. Il va même plus loin en remettant en question la participation des entreprises, des municipalités et des institutions publiques à ce grand carnaval annuel. Selon lui, le rôle fondamental d'une ville ou d'un organisme est d'inspirer confiance et d'informer adéquatement la population, et non de s'amuser à jouer avec sa propre crédibilité.
Pour bien comprendre l'ampleur de son message et sa position inébranlable, voici la publication intégrale qu'il a partagée à sa communauté ce 1er avril :
« Il y a une chose que je n’ai jamais aimée, et ça ne date pas d’hier… les poissons d’avril. Je n’aime pas lire une nouvelle, y croire, puis réaliser que ce n’était qu’une blague. Je trouve que ça mélange inutilement. Surtout aujourd’hui où l’information circule vite, où la confiance est fragile, et où on devrait justement faire attention à ce qu’on diffuse. Quand je vois des entreprises, des villes, même des institutions publiques embarquer là-dedans… je me questionne. Une ville, ça devrait inspirer confiance. Un organisme, ça devrait informer, pas jouer avec la crédibilité. Oui, c’est ludique pour certains. Oui, ça fait réagir. Mais à quel prix ? Moi, ça ne m’a jamais fait rire. Quand j’étais jeune, je me souviens très bien de cette sensation… être le seul à ne pas savoir, à avoir un poisson collé dans le dos pendant des heures pendant que tout le monde riait. Ce n’était pas drôle. C’était humiliant. Et ça m’est resté. Peut-être que je suis plate. J’assume. Mais sur mes réseaux sociaux, vous n’en verrez pas. Ni aujourd’hui. Ni l’année prochaine. Ni dans huit ans. Parce que la confiance, ça se bâtit… et ça ne se joue pas. »
En fin de compte, l'entrepreneur est parfaitement conscient que son opinion tranchée peut le faire passer pour quelqu'un de « plate » aux yeux de certains internautes avides de divertissement. Mais il l'assume avec une fierté évidente, promettant à ses abonnés qu'ils ne verront jamais l'ombre d'un canular sur ses différentes plateformes. Son message final est clair et résonne comme une véritable leçon de relations publiques, rappelant à tous que la confiance est un édifice qui se construit patiemment, et non un simple jeu.
Voyez la publication de François Lambert ci-dessous:
Sa publication a vivement fait réagir récoltant près de 1000 «j'aime» au moment d'écrire ces lignes ainsi que des centaines de commentaires
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