
Elle en a vendu plus de 100 000 copies
C’est l’histoire incroyable d’une résilience hors du commun. Après avoir vécu le pire en captivité, la Québécoise Édith Blais a transformé son cauchemar en un véritable best-seller. Retour sur la genèse de son livre Le Sablier et révélations exclusives sur la petite fortune que cela lui a rapportée.
On se souvient tous de l'histoire qui a glacé le sang du Québec tout entier. En décembre 2018, Édith Blais et son compagnon de voyage, Luca Tacchetto, sont enlevés par des terroristes au Burkina Faso. Ce qui devait être une aventure s'est transformé en un calvaire de 450 jours dans le désert, déplacés de campement en campement par des hommes armés.
Mais comment survit-on à l'ennui mortel et à la peur? Pour Édith, le salut est venu d'un simple stylo prêté par une compagne d'infortune et de bouts de carton. C’est là, au milieu des tempêtes de sable et des nuées d’insectes, qu’elle a commencé à écrire des poèmes pour garder sa santé mentale.
De retour à Sherbrooke après une évasion digne d'un film, c'est la pandémie mondiale qui lui a permis de coucher son histoire sur papier. Confinée pour une quarantaine obligatoire à son retour, Édith n'avait « rien d'autre à faire » que d'écrire frénétiquement.

Pour la jeune femme, rédiger Le Sablier a été un processus thérapeutique nécessaire pour « faire le ménage » dans son histoire. Aujourd'hui, celle qui dit vivre sa vie « au jour le jour » et ne plus chercher à prouver ses limites semble avoir trouvé une paix intérieure, prête même à voyager de nouveau (mais pas en Afrique pour l'instant!).
Si le succès critique de son récit bouleversant est indéniable, qu'en est-il du compte en banque? C'est la question que tout le monde se pose, mais que personne n'ose demander... sauf Édith elle-même!
De passage au Les Colocs Podcast, l'autrice a joué franc jeu avec une transparence rare au Québec. Tenez-vous bien : son livre Le Sablier s'est écoulé à plus de 100 000 exemplaires, un chiffre phénoménal pour le marché d'ici.

Mais combien ça rapporte vraiment, un succès pareil? Édith a fait le calcul pour nous. Elle touche environ 3 $ par livre vendu. Faites le calcul : cela représente minimalement 300 000 $ qui sont entrés dans les poches de l'aventurière sherbrookoise.
Et ce n'est pas tout! Le livre a traversé les frontières avec des traductions en anglais (sous le titre The Weight of Sand), en tchèque et même en estonien, ce qui vient gonfler encore plus ses revenus. Avec son humilité et son humour habituels, Édith a résumé sa nouvelle réalité financière en lançant que pour quelqu'un qui « vit habituellement avec du beurre de peanut », c'est un montant plus que respectable!

Voyez la séquence alors qu'Édith Blais se confie au balado Les Colocs Podcast:
Une belle revanche sur la vie pour celle qui a tout perdu dans le désert avant de revenir plus forte que jamais.
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