Bernard Drainville
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Course à la direction de la CAQ : Un lapsus de Bernard Drainville fait rire tout le monde

Un des moments les plus cocasses de la course actuelle

Samuel Doiron

Samuel Doiron

Dans l'arène politique, la maîtrise du verbe est une arme de précision. Les élus et les aspirants chefs s'efforcent d'utiliser les termes exacts, non seulement pour assurer la clarté de leurs idées, mais aussi pour asseoir leur crédibilité et témoigner du respect envers leurs adversaires.

Pourtant, dans le feu de l'action, là où l'adrénaline des discours et l'intensité des débats s'entremêlent, la langue peut parfois fourcher de manière spectaculaire.

C’est précisément ce qui est arrivé à Bernard Drainville, offrant l'un des moments les plus cocasses de la course actuelle.

Bernard Drainville
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Un lapsus qui change tout

Alors qu’il tentait de marteler son intention de simplifier les processus administratifs, le député de Lévis a été victime d'un court-circuit verbal mémorable. Voulant dénoncer les lourdeurs de l'État, il a lancé qu'il fallait « enlever des normes pis enlever de la démocratie... ». Réalisant l'ampleur de sa bourde une fraction de seconde trop tard, il s'est empressé de corriger : « ... de la bureaucratie, dis-je ! ».

Ce glissement de terrain linguistique a instantanément brisé la tension dans la salle. Loin de s'en offusquer, son adversaire, Christine Fréchette, n'a pu s'empêcher de rire, bientôt rejointe par le public et par M. Drainville lui-même, beau joueur devant sa propre bévue.

Un duel musclé sur le 3e lien

Ce moment de légèreté est survenu en plein cœur d'une joute oratoire particulièrement vive entre les deux candidats à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ). Le dossier chaud du 3e lien entre Québec et Lévis a été le principal terrain d'affrontement ce samedi matin.

Mme Fréchette n'a pas ménagé son rival, l'accusant de s'obstiner sur un tracé que personne ne soutient, selon elle. Elle a d'ailleurs décoché une flèche directe en affirmant que le choix du projet devait se faire pour les citoyens de la région, et non pour satisfaire « l'ego » de son adversaire.

Christine Fréchette
Facebook de Christine Fréchette

Des visions qui s'entrechoquent

La réplique de Bernard Drainville a été tout aussi vigoureuse. Il a vivement critiqué la vision de Christine Fréchette, qualifiant son projet de structure « pharaonique ». Pour illustrer son propos, il a comparé le pont proposé par sa rivale, une structure de 74 mètres de haut et de près de 6 kilomètres, au célèbre Golden Gate, soulignant au passage qu'un tel chantier ne verrait probablement le jour qu'en s'appuyant sur un partenariat public-privé (PPP).

Malgré la rudesse des échanges et le sérieux des enjeux de mobilité pour la capitale, on retiendra surtout que, l'espace d'un lapsus, la « démocratie » a bien failli passer à la trappe au profit d'un fou rire collectif.

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Source: Instagram
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