
Voici le gros défi qu'il avait à surmonter pendant le tournage de ces éprouvantes scènes
Le public québécois suit avec attention les récents rebondissements dramatiques de la quotidienne STAT, où le personnage de Siméon Granger, interprété par le jeune Benjamin Gratton, s'est retrouvé au cœur d'une intrigue poignante impliquant un incendie et une hospitalisation critique. Si le résultat à l'écran est saisissant de vérité, les coulisses de ces tournages révèlent une réalité faite de défis techniques insoupçonnés, mais aussi de grands moments de camaraderie. Récemment, Benjamin a levé le voile sur la complexité de jouer un patient dans le coma, avant que l'équipe ne lui réserve une surprise touchante pour son anniversaire.
Pour un acteur, jouer l'inconscience est souvent plus complexe qu'il n'y paraît, et c'est particulièrement vrai pour Benjamin Gratton. Dans une vidéo dévoilant l'envers du décor, son père Mathieu Gratton souligne que le rôle d'une personne dans le coma exige de rester parfaitement immobile, une tâche qui peut s'avérer ardue pour une personne autiste. Lorsqu'on lui demande spécifiquement si c'est difficile de ne pas cligner des yeux durant ces longues séquences, Benjamin répond avec franchise : « C'est difficile de pas cligner des yeux ».
Cependant, le jeune comédien ne manque pas d'assurance quant à sa performance. Malgré la difficulté de la tâche, il affirme être « bon quand même » pour relever ce défi. Au-delà de la maîtrise du clignement des yeux, d'autres aspects sensoriels du tournage ont mis sa patience à l'épreuve. Benjamin confie qu'il n'a pas aimé la sensation du faux sang qui coulait sur lui lors des scènes simulant l'opération et les soins. De plus, devoir tenir un tube avec sa bouche a généré un certain inconfort, qu'il qualifie d'« un petit peu » dérangeant. Il avoue également que le fait d'être manipulé et transporté d'une civière à l'autre n'était pas plaisant, car il n'aime généralement pas se faire toucher, bien qu'il ait accepté ces contacts nécessaires pour les besoins de la production.
Il est d'ailleurs confirmé que c'est bel et bien Benjamin qui a tourné l'intégralité de ces scènes difficiles, de l'incendie jusqu'au lit d'hôpital, sans qu'aucun mannequin ne soit utilisé pour le remplacer.
Heureusement, l'ambiance sur le plateau de STAT n'est pas toujours aussi lourde que le scénario écrit par Marie-Andrée Labbé. Pour contrebalancer ces journées de tournage intenses, l'équipe de production a profité d'une pause repas pour offrir un moment magique à Benjamin.
C'est lors d'un « break de lunch », alors que le comédien était libéré pour aller manger, que ses collègues l'ont surpris pour souligner son anniversaire. Tous réunis, ils ont entonné le traditionnel « Bonne fête », créant un moment de joie pure. Toutefois, la technologie a joué un tour à l'équipe : après avoir chanté une première fois, ils ont réalisé que la caméra ne filmait pas!. Loin de se laisser décourager, et dans une ambiance bon enfant, tout le monde a recommencé la chanson pour s'assurer que ce souvenir soit immortalisé. « L'équipe de STAT te traite vraiment bien quand même hein? », lui lance-t-on dans la vidéo, ce que Benjamin confirme avec le sourire.

Ces images festives ont été partagées sur la page « Le monde de Benjamin » par son père, Mathieu Gratton. Ce dernier a expliqué que la vidéo ne pouvait pas être diffusée plus tôt, car elle montrait Benjamin costumé et maquillé pour les scènes d'hôpital, ce qui aurait gâché le « punch » narratif de l'incendie aux téléspectateurs. En voyant son fils si bien entouré, Mathieu Gratton a avoué être « jaloux » de voir à quel point Benjamin est apprécié : « Ça a vraiment l’air cool d’être entouré d’autant de gens qui nous apprécient autant », a-t-il écrit, soulignant la chance qu'a son fils de vivre cette aventure avec une si « belle gang ».
Voyez la vidéo ci-dessous:
Si le défi de ne pas cligner des yeux et l'inconfort du faux sang faisaient partie du travail, Benjamin a vécu une épreuve bien réelle et imprévue qui a surpassé la fiction. Patricia Paquin, sa mère, a révélé une anecdote survenue lors du tournage de la scène de l'incendie. Alors que Benjamin attendait calmement à l'extérieur avant d'entrer en scène, une abeille est venue se poser sur son bras.

Le jeune acteur a tenté d'avertir la réalisatrice Julie Perreault, mais il a malheureusement été piqué avant qu'on puisse intervenir. La douleur fut vive pour Benjamin qui, selon ses parents, ne pleure presque jamais. Pourtant, lors de cet incident, de grosses larmes ont coulé sur ses joues, témoignant d'une douleur bien plus intense que celle simulée pour son personnage.
Fidèle à sa réputation, l'équipe de STAT a fait preuve d'une grande bienveillance. On lui a rapidement apporté de la glace et, pour lui changer les idées, Julie Perreault a organisé un appel FaceTime immédiat avec son père, Mathieu Gratton. Cet incident rappelle que même dans un environnement contrôlé, la nature reste imprévisible, mais que la solidarité de l'équipe de tournage permet de transformer les petits drames en souvenirs qui témoignent de la force de caractère du jeune Benjamin.
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