Etienne Drapeau n'en peut plus!

Tous les détails à l'intérieur...

Publié le par Monde de Stars dans Critiques
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Etienne Drapeau a écrit sur Facebook un message qui a été été aimé et partagé par milliers de fois. Et vous allez comprendre pourquoi. 

En colère et fatigué du traitement qu'on réserve aux femmes de son métier, voici ce qu'il avait à dire: 

«Safia Nolin fait dur, elle a les cheveux sales, elle s'habille mal. Valérie Carpentier est déplacée, elle porte un décolleté trop révélateur qui n'a pas sa place à la télé. Katherine Levac a perdu trop de poids, elle doit être malade ou anorexique. Vraiment?... Mon Dieu que je suis heureux d'être un homme dans une société où les femmes sont constamment scrutées à la loupe, critiquées, jugées sur leur corps et leur apparence. Une fille s'habille tout croche, pas assez élégante, maquillée ou coiffée à notre goût? C'est une grosse pas de classe. Une fille prend soin d'elle, est très féminine, trop arrangée ou trop sexy à notre goût? C'est une pitoune, superficielle, une fille en manque d'attention qui n'a pas surement pas grand chose dans la tête. Mais pourquoi donc tous ses jugements?! Et pourquoi ressent-on le besoin de crier haut et fort notre dédain des gens qui ne sont pas comme nous, qui ne rencontrent pas les standards de nos préjugés, ou nos idéaux préconçus de ce qui est acceptable ou non? Nos commentaires méchants ou gratuits à l'égard des autres en disent beaucoup plus à propos de nous-mêmes, qu'à propos des gens que l'on croit attaquer ou dénigrer... 

LA TOLÉRANCE. L'AMOUR. LE RESPECT. Voilà les valeurs auxquelles nous devrions tous réfléchir ne serait-ce qu'un seul instant avant de déverser notre fiel à voix haute (ou derrière un clavier) à propos d'une personne qui vit sa vie, comme bon lui semble, sans nous avoir causé le moindre mal ou préjudice. Le monde est beau, quand ou y met un peu du sien... et ça commence au fond de chacun d'entre nous! :) JE VOUS AIME XoX 

«La tolérance est un exercice et une conquête sur soi.» (A. Memmi)»

WOW! Ça fait du bien à entendre. Les hommes aussi doivent prendre place dans ce débat! Mais malheureusement pour lui, Étienne s'est fait démolir en ondes à la radio, par nul autre que Richard Martineau. Il a décidé de lui répondre ceci: 

«LETTRE À Richard Martineau Monsieur Martineau, bien que vos collègues et vous m'ayez dénigré et tourné en ridicule aujourd'hui à la radio, je ne vous en veux pas. Je ne vous relancerai certes pas la balle en vous insultant, en me moquant de vous à mon propre tour. Que ce serait facile, et petit. En fait, j'aurais juste envie de vous donner un peu d'amour, de vous faire un gros câlin. Parce que vous en auriez surement besoin, mais aussi parce que, je vous l'avouerai, je suis un peu triste. Et on le sait: un gros câlin quand on est triste, ça fait du bien. Donc je vous invite, vous et votre belle Sophie Durocher (une femme que je trouve superbe et brillante) à venir voir un jour un de mes spectacles, je sais que vous apprécierez. J'en profiterai pour vous serrer fort dans mes bras et vous dire que je vous aime. Mais bon revenons à ce qui nous concerne; je vous disais que je suis un peu triste. Non pas pour moi. Non pas parce que vos collègues et vous avez dit bien des choses pas très gentilles à mon sujet. Je suis peut-être un tout petit peu triste pour vous. Beaucoup pour notre monde en général. Mais surtout parce que je ne comprendrai jamais ce qui pousse les gens à dénigrer, insulter ou mépriser des personnes qui ne leur ont absolument rien fait? Éclairez-moi de votre sagesse Monsieur Martineau; j'ai beau essayer de comprendre... je n'y arrive pas.

En compagnie de vos deux collègues, vous avez ressenti aujourd'hui le besoin d'affirmer des "vérités" à mon égard d'une éloquence et d'un empirisme digne de mention: j'ai donc, selon vous, publié sur ma page Facebook un texte à propos de la tolérance et du respect uniquement pour me faire un coup de publicité; ce serait parce que je suis assis chez moi et que je ne vends pas de disques ou de billets de spectacles que j'ai écrit ce texte pour attirer l'attention sur ma personne. Vos collègues et vous avez pris soin d'ajouter à votre rhétorique d'une appréciable sagesse que je ne chanterais que pour "quelques matantes", que j'aime beaucoup me prendre en photo, que je ne valais vraiment pas grand chose comme joueur de hockey, et j'en passe. Tsais, le genre de débat d'opinions nécessaire à l'évolution de notre société. La grande classe, quoi. Je tiens quand même à vous rassurer; ma vie et ma carrière se portent à merveille, merci. Je ne m'étendrai pas là-dessus, et je n'ai pas non plus la moindre envie de vous faire la nomenclature de mes accomplis. Je me contenterai simplement de vous souhaiter le même bonheur que le mien.

Comme vous en discutiez avec amusement sur les ondes, j'ai joué au hockey longtemps. De bon compteur chez les juniors, je suis devenu un bagarreur durant mes 4 années dans les rangs professionnels. Je me battais 15, 20 ou 25 fois par saison. Non, ceci ne me rend absolument pas plus "homme" pour autant, je ne crois aucunement à la violence, au contraire. Mais des coups de poings sur la gueule, j'en ai mangé plus que ma part. Dents cassées, nez et mains fracturés à force de me battre, commotions cérébrales, séparation d'épaule, points de suture partout au visage, "name it". Mais vous savez ce qui fait encore plus mal que tout ça mis ensemble? Les mots.

Je ne connais personne qui a mis fin à sa vie pour un nez cassé. Mais nous sommes tous conscients du nombre de jeunes qui connaissent une fin tragique à cause de ces mêmes "mots" dont ils sont victimes, à l'ère des réseaux sociaux qui agissent comme une meute de loups sur une faible proie. Allez-y, messieurs Martineau, Trudeau et Maurais dites que j'exagère, moquez-vous, rajoutez-en une couche, traitez-moi de "moumoune", de petit artiste trop sensible. Je sais ce que je vaux, et heureusement, je ne ressens pas le besoin d'insulter qui que ce soit ou déverser mon fiel sur les autres pour me sentir "homme". Je suis fort capable d'en prendre, et je peux très bien me défendre. Mais pensez un seul instant à tous ces gens qui n'ont pas la même force que vous et moi, et qui jour après jour sont victimes des "mots"... Allez-y, continuez à leur dire que la vie est comme ça; que tout le monde a bien le droit de planter tout le monde, les hommes comme les femmes, que c'est normal, que c'est acceptable dans la vie que tout le monde se crache dessus, parce que bien sûr, tout le monde le fait. Enseignons ça à nos enfants. Ben oui, c'est comme ça. On ne peut rien y changer que vous dites.

Ouais. Je vous disais que je suis triste.

Bien à vous,

Étienne

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Source: Facebook d'Etienne Drapeau
Crédit Photo: Instagram d'Etienne Drapeau